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64 100 personnes vivent sous le seuil de pauvreté dans le Doubs

©Alexane Alfaro - cliquez sur l'image pour agrandir
Moins de 990 euros par mois

L'Insee Bourgogne Franche-Comté vient de publier une nouvelle enquête sur la pauvreté. On y apprend notamment que 12,8 % de la population est considérée comme pauvre dans notre nouvelle région soit 352 000 personnes concernées. Ce qui la place en-deçà de la moyenne métropolitaine : 14,3%. Seuls le Territoire de Belfort (14,8 %) et la Nièvre (15,4 %) sont plus durement impactés. Des disparités sont aussi notables au sein des territoires.

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Il est d'abord important de préciser ce que recouvre ici le terme de pauvreté. Pour cette enquête, l'Insee s'est basé sur le concept de pauvreté monétaire, soit l'approche par revenus des ménages. Sont ainsi considérés comme pauvres les ménages dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté. Celui-ci était de 990 euros mensuel en 2012 (le revenu médian étant de 2645 euros : 50% des Français au-dessus, 50% en dessous).

Plus de pauvreté en campagne profonde et dans les territoires industriels

L'Insee constate d'emblée et sans grande surprise que les territoires ruraux les plus isolés sont davantage exposés à la pauvreté. C'est le cas du Morvan, du nord de la Haute-Saône et de la Côte-d'Or. Dans ces territoires qui perdent des habitants, toutes les catégories de ménages seraient même concernées.

À l'inverse des bassins de vie de Belfort, Montbéliard, Montceau-les-Mines, Le Creusot ou Saint-Claude et de quinze autres territoires similaires, animés par de grands et moyens pôles urbains le plus souvent industriels, qui voient surtout les jeunes ménages et les familles monoparentales parmi les plus vulnérables. "Le taux de pauvreté s'y élève à 15,2 % en moyenne", constate Mélanie Chassard de l'Insee.

Morteau, la moins pauvre de Bourgogne Franche-Comté

Le Doubs s'en sort plutôt bien avec un taux inférieur à la moyenne régionale de 12,3 %, soit 64 100 personnes pauvres. Montbéliard semblant davantage touché que Besançon et la zone frontalière à la Suisse étant la moins concernée. Le taux le plus faible sur l'ensemble de la région de 5,2 % est d'ailleurs attribué à Morteau.

Dijon et Besançon pas épargnées

Les 352 000 personnes vivant sous le seuil de pauvreté en Bourgogne Franche-Comté se répartissent donc principalement dans les territoires les plus ruraux et dans certains petits pôles urbains. Mais les plus grands bassins de vie urbains ne sont également pas épargnés. "L'effet de masse avec une forte concentration de population implique une part importante de pauvreté."

Ainsi, Auxerre, Besançon, Chalon-sur-Saône, Dijon, Lons-le-Saunier, Mâcon et Vesoul regrouperaient à eux seuls près de 100 000 personnes en situation de précarité. Toutefois, "la fréquence de pauvreté y est plus contenue et moins présente qu'ailleurs", remarque Mélanie Chassard, avec un taux de pauvreté : 12,1 %, inférieur à la moyenne régionale.

Finalement, les territoires davantage épargnés sont situés "en périphérie des grands pôles urbains ou le long de la frontière suisse où ils bénéficient notamment d'un marché du travail dynamique". Plus étonnant encore (quoique...) : certains territoires ruraux s'en sortent mieux grâce à leur orientation agricole ou leur localisation à proximité des grands pôles d'activité. C’est le cas des bassins viticoles de Chablis, Sancerre, Arbois et de ceux situés sur l’axe Dijon-Mâcon. C’est aussi le cas des zones d’élevage pour la fabrication du fromage AOC dans le Jura et pour la viande dans le Charolais.

"Ils résistent mieux à la crise et ont tiré parti du phénomène de péri-urbanisation", note Mélanie Chassard. On le voit d'ailleurs sur les cartes produites par l'Insee, les zones autour de Dijon et Besançon sont moins directement concernées.

Hannah

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