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CINEMA Dangerous Method & La Délicatesse

Keira Knightley et Michael Fassbender - DR - cliquez sur l'image pour agrandir
François Damiens et Audrey Tautou - DR - cliquez sur l'image pour agrandir
*** à voir
Une fois n'est pas coutume, maCommune.info vous propose en ce jour de fêtes non pas une mais deux critiques. À mille lieux de la pauvreté d'un Happy New Year (en salles actuellement) au casting aussi reluisant qu'inefficace, voici deux films bien différents mais qui méritent tout deux d'être vus. Dans les deux cas, il est question d'amour et de passion, qu'elle soit violente ou discrète. Un petit cadeau pour vous remercier de votre fidélité. En vous espérant toujours plus nombreux !

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A Dangerous Method, de David Cronenberg

Un jeune psychiatre, disciple de Freud, tombe amoureux d’une de ses patientes. Un drame passionnel remarquablement interprété.

Jugée folle à lier, la jeune Sabina Spielrein (Keira Knigtley, époustouflante) est admise dans la clinique où officie le jeune docteur et psychanaliste Carl Jung (Michael Fassbender). Avec une certaine froideur, Cronenberg dissèque les esprits et les névroses de ses personnages.

Des personnages riches, joués par des acteurs sublimes, un rien trop bavards parfois. La relation entre Sigmund Freud (Viggo Mortensen), mentor égocentrique et un brin obsessionnel quant à l’influence de la sexualité sur la psychologie de l’individu, et son jeune disciple a cela de savoureux qu’elle n’exclut pas le spectateur. Le débat est passionnant, un brin simpliste parfois.

Mais toujours compréhensible. Cronenberg filme les balbutiements des préceptes freudiens. Malmené par une grande partie des scientifiques de son temps, Freud fait tout de même des émules. Comme ce jeune docteur qui va appliquer les techniques de son maître pour redonner vie à sa patiente traumatisée. L’histoire d’amour violente et tortueuse qui s’insinue alors entre le médecin et sa patiente est dramatique, celle de la dégradation d’une relation père/fils spirituel l’est tout autant.

Des drames qui distillent une étonnante mélancolie, symbolisée à elle seule par la métamorphose de Keira Knightley. Si la jeune actrice s’époumone et se déforme sous le coup de crises d’hystérie au début du film, l’évolution positive de son personnage est le véritable drame du film. La malade est sauvée mais a sacrifié son sauveur qui, épris d’amour pour elle, erre comme un fantôme, dans les méandres d’une folie sourde.

Date de sortie : 21 décembre 2011

Réalisation : David Cronenberg

Scénario : Christopher Hampton

D’après les œuvres de Christopher Hampton et de John Kerr (II)

Avec : Keira Knightley, Michael Fassbender, Viggo Mortensen, Vincent Cassel, Sarah Gadon

Durée : 1h39

Genre : Drame

Photographie : Peter Suschitzky

Musique : Howard Shore Budget : 15 000 000 d’euros Distributeur : Mars Distribution Du même réalisateur : La Mouche (1986), Spider (2002), A History of Violence (2005), Les Promesses de l’Ombre (2007)

La délicatesse, de David et Stéphane Foenkinos

Après la mort de son mari, Nathalie peine à se reconstruire et va pourtant rencontrer Marcus, un homme qui ne lui semblait pas destiné.

Une histoire d’amour maladroite et rafraîchissante. Adapté de son roman La délicatesse, le film du même nom de David Foenkinos et de son frère Stéphane est il faut bien le dire sans jeu de mot simpliste, une petite boule de délicatesse. Rongée par le chagrin après le décès brutal de son mari, les perspectives amoureuses de la jeune Nathalie (Audrey Tautou) paraissent bien maigres.

Contre toutes attentes, elle embrasse un jour un collègue de travail au physique pour le moins atypique (François Damiens). La délicatesse, c’est bien sur une histoire d’amour racontée maladroitement mais c’est surtout une histoire sur la tendresse et la découverte de l'autre. L’histoire de deux amoureux qui se révèlent l'un à l'autre petit à petit. Elle aime son humour, il aime ses cheveux dans lesquels il « pourrait partir en vacances ».

Cette version moderne de La Belle et la Bête est touchante car elle sonne vraie, avec ses qualités et ses défauts. La Bête apparemment banale et repoussante se révèle pleine de ressources et d’attentions. La Belle éconduit les prétendants et s’attache à cet être que tout le monde lui déconseille.

La délicatesse est donc un film qui ne paie pas de mine. Les deux acteurs sont remarquables. François Damiens se débrouille très bien dans un registre qui ne lui est pourtant pas familier, celui de l’amoureux ridicule et attachant, drôle et gauche. Audrey Tautou sera sans trembler et avec beaucoup d’élégance sa fleur fanée à qui il redonne goût à la vie.

Quentin Buchberger

Date de sortie : 21 décembre 2011

Réalisation : David et Stéphane Foenkinos

Scénario : David Foenkinos D’après l’e roman « La délicatesse » de David Foenkinos

Avec : Audrey Tautou, François Damiens, Bruno Todeschini, Mélanie Bernier, Joséphine de Meaux, Pio Marmaï

Durée : 1h48

Genre : Comédie dramatique

Photographie : Rémy Chevrin

Musique : Émilie Simon

Budget : 6 800 000 d’euros

Distributeur : StudioCanal

Prochaine rubrique cinéma le samedi 31 décembre 2011

**** à voir absolument *** à voir ** pourquoi pas * mieux vaut éviter

QuentinBuchberger