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Affaire Boukrourou : le non-lieu est confirmé pour les quatre policiers mis en cause dans son décès

réactualisé

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a confirmé ce mercredi 16 octobre 2013 le non-lieu pour quatre policiers mis en cause dans le décès de Mohamed Boukrourou, ressortissant marocain de 41 ans mort le 12 novembre 2009 à Valentigney, près de Montbéliard, dans un fourgon de police. La famille de la victime a fait part de son intention de saisir la cour de cassation.

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Selon une source judiciaire, les juges ont suivi les réquisitions de l'avocate générale Karine Renaud, qui avait demandé la confirmation de l'ordonnance de non-lieu délivrée par les juges d'instruction. 

La famille de Mohamed Boukrourou a fait part de son intention de saisir la cour de cassation. "Mon frère a été victime d'un tabassage de la part des policiers. On utilisera tous les recours judiciaires possibles pour obtenir justice", a déclaré Abdelkader Boukrourou.

Les policiers, deux hommes et deux femmes, avaient été mis en examen en mars 2012 pour homicide involontaire sur Mohamed Boukrourou. Ce ressortissant marocain de 41 ans était mort le 12 novembre 2009 à Valentigney, près de Montbéliard.

Les policiers avaient été appelés par un pharmacien inquiet de "l'état d'énervement extrême" de M. Boukrourou, qui protestait contre la qualité de médicaments vendus et souffrait de problèmes psychiatriques. L'homme avait été conduit de force dans un fourgon, où les policiers l'avaient maîtrisé en s'asseyant et en se tenant debout sur ses jambes et son bassin.

D'après les résultats de l'autopsie Mohamed Boukrourou est décédé d'une pathologie cardiaque et il n'y avait pas eu de coups directs contre lui, avait indiqué l'avocate générale Karine Renaud le jour de l'audience en mai 2013. "Les policiers n'ont pas commis de faute de maladresse, d'imprudence, d'inattention ou de négligence. Ils ont contenu M. Boukrourou comme ils ont pu", avait-elle estimé.

Abdelkader Boukrourou s'est dit  pour sa part "en colère, mais pas surpris". "Si des personnages lambda avaient fait ça à mon frère, ils seraient déjà sous les verrous", a-t-il ajouté, estimant cette décision "scandaleuse au vu du dossier qui comporte des témoignages et des expertises médicales accablantes", selon lui. "Je veux que le monde entier sache ce qu'ils ont fait et pour cela je mets à la disposition de tous les pièces du dossier", a-t-il ajouté, faisant part de son intention de les diffuser sur internet.

L'avocat de la famille, Me Alain Dreyfus-Schmidt, a dénoncé une "mascarade". "S'il n'y a pas de charges retenues, c'est que la police peut faire ce qu'elle veut", a-t-il dit.

Un des avocats des policiers, Me Randall Schwerdorffer, s'est en revanche déclaré "satisfait d'une décision qui clôture un processus judiciaire long et pesant pour des policiers qui ont continué à exercer malgré tout leur activité à Montbéliard, dans des conditions psychologiques très difficiles".

La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) avait en revanche estimé en décembre 2011 que la police avait fait un "usage disproportionné de la force" lors de cette interpellation.

(source : AFP)

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