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Alerte aux pigeons ! Alerte au terrorisme !

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Je n’ai jamais beaucoup aimé les pigeons de Besançon. Ceci peut vous paraître intempestif, mais quand vous aurez écouté la liste de mes griefs à l’encontre de cette espèce, je suis sure que vous ne pourrez que vous ranger à mes vues...

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Lorsque j’habitais rue de la Gare d’Eau, je passais mon temps à éviter les crottes de pigeons lors de mes promenades en centre ville. Je me méfiais particulièrement du square St. Amour que j’évitais autant que possible. On a beau me dire que c’est bon pour le cuir chevelu, ou que ça porte chance, taratata, je n’ai jamais cru à toutes ces sornettes. Que de réveils aux aurores, jours de semaine comme les dimanches, dus aux roucoulements incessants du couple de pigeons qui nichait sous le toit de la maison d’en face !

Quant aux corbeaux de Chamars, je dois aux taches indélébiles qu’ils ont laissées sur ma voiture, les 15% en dessous de l’argus que l’acheteur m’a proposés, lorsque j’ai dû me séparer de ma voiture pour émigrer aux USA.

En 1992, Il aura fallu trois semaines de tests à l’hôpital St. Jacques pour déterminer que deux de mes enfants, amoureux des “bouquets de plumes”,  étaient atteints de la “maladie du pigeon”. Pas touche, les plumes de pigeons, c’est sale!

En 2002 à New Orleans, j’ai contracté le virus du Nil occidental--maladie assez grave qui m’a beaucoup affectée à l’époque--alors que je débarrassais mes chaîneaux de saletés occasionnées par la quarantaine de pigeons qui vit dans le grenier de ma voisine. Malgré le port de gants, le virus a pénétré par une légère coupure que je m’étais faite à la jambe en montant à l’échelle.  Les pigeons sont vecteurs de ce vilain virus.

J’arrête là, arbitrairement, la liste de mes démêlés avec les oiseaux, car si je me laissais aller… Bref, c’est vous dire en quelle sorte d’estime, je tiens ces oiseaux !

Je me suis toujours retenue d’étaler  publiquement mon animosité à l’endroit de ces bestioles, de peur de froisser les amoureux des  animaux, de  me mettre à dos les sociétés protectrices des animaux, mais j’ai toujours vaguement senti que c’était une guerre entre “eux” et “nous”. Car enfin, toutes ces nuisances ne sont-elles pas le résultat de manigances qui ne visent qu’à évincer l’espèce humaine?
Aujourd’hui, j’en ai la preuve.  Enfin, les pigeons et autres gros oiseaux ont montré au monde entier de quoi ils sont capables!
Les voilà nos terroristes du 21eme siècle! Alfred Hitchcock avait raison!
 L’accident du fleuve Hudson à New York, m’apporte la confirmation du soupçon qui m’étreint depuis longtemps, confirmation qui m’autorise aujourd’hui  à alerter la population bisontine et à crier à l’attentat. Les passagers du vol USAIR  de New York qui n’ont dû leur salut qu’au sang froid et au génie de leur pilote, sont là pour l’attester:  ils parlent du miracle de l’Hudson.  Dieu merci, les oiseaux kamikazes ont échoué dans leur mission d’attaque de l’aviation américaine.

J’apprends qu’une équipe de specialistes français, membres du bureau d’enquêtes et analyses, va être envoyée à New York pour analyser les circonstances de l’accident de l’Airbus A320. Je me permets un petit avertissement:
“Mesdames, Messieurs de la commission d’enquête, ne vous laissez pas abuser :
ceci n’est pas un accident, c’est une conspiration!”
Quant à vous, chers Bisontines, chers Bisontins, je vous mets en garde:
 “Ayez à l’oeil les gros oiseaux!”

Francoise Rodary
rodho