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Rachat d'Alstom par Siemens : entre expectative et inquiétudes

© damien poirier - cliquez sur l'image pour agrandir

Le Français Alstom et l'Allemand Siemens ont "négocié un accord" pour former un géant européen du ferroviaire face au chinois CRRC. La fusion, rapprochement a été officialisée mercredi 27 septembre 2017, "inquiète" le premier syndicat du groupe CFE-CGC. Les réactions des élus du Territoire de Belfort sont mitigées.

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Alstom fusionne avec Siemens : les réactionPour le syndicat CFE-CGC, cette alliance est "un choix sophiste : on ne peut pas rester en l'état et on sait que ça ne se fera pas sans casse" selon Claude Mandard, représentant du syndicat. "La consolidation est une nécessité pour lutter contre le mastodonte chinois qui est deux à trois fois plus gros que nous".

Il ajoute qu’"en même temps, on est inquiets, car on est en choc frontal avec Siemens sur toutes nos activités : très grande vitesse, signalisation trains régionaux, métros, tramways, etc."

Or "on ne va pas pouvoir tout garder à moyen terme, des synergies vont être trouvées, c'est d'ailleurs tout l'intérêt de l'opération, donc il y aura malheureusement de la casse sociale à moyen terme, c'est incontournable", selon le représentant CFE-CGC. 

Il souligne que "tôt ou tard celui qui absorbe reprend la stratégie", convaincu par ailleurs que "les Allemands savent mieux protéger leur industrie que les Français". 

C'est "à la fois une solution et un problème" selon FO 

Pour Philippe Pillot (FO, quatrième syndicat), l'opération représente également "à la fois une solution et un problème". "On est pleins d'interrogations", confie-t-il, car à un mariage, "si on arrive tous avec les meubles de la grand-mère, à un moment donné on n'arrivera pas à tout mettre dans la maison. Forcément il y aura des doublons". 

"Une opportunité à saisir" selon C. Grudler 

Pour Christophe Grudler, conseiller départemental du Territoire de Belfort, "dans une compétition ferroviaire mondiale féroce, le temps est au rapprochement pour que les entreprises du rail aient une taille critique pour affronter la concurrence. Alstom Transports a besoin d’être consolidé pour continuer à figurer parmi les leaders mondiaux dans les vingt prochaines années." 

Selon l'élu, "contrairement à la branche Energies, où la similitude entre Alstom et Siemens aurait provoqué des licenciements massifs, les activités ferroviaires d’Alstom et Siemens sont bel et bien complémentaires et peuvent développer une forte valeur ajoutée dont tout le monde profitera, en premier lieu les salariés de Belfort." 

En définitive, Christphe Grudler pense que "Cela peut donc être une opportunité à saisir, si les engagements pris antérieurement pour le site de Belfort sont respectés. J’entends être particulièrement vigilant sur cette question, avec l’ensemble des salariés de Belfort, de leurs représentants et des élus belfortains : la fusion avec Siemens doit se faire avec le site de Belfort pérennisé. C’est une condition indispensable à la réussite de ce rapprochement." 

"Nous restons évidemment très mobilisés et vigilants"

Les élus Ian Boucard, Député du Territoire de Belfort, Florian Bouquet, Président du Conseil départemental, Damien Meslot, Maire de Belfort, et Cédric Perrin, Sénateur du Territoire de Belfort, réagissent à l’annonce de la fusion entre Siemens et Alstom.

"Le plan de rapprochement d’Alstom avec Siemens est en réalité le rachat d’Alstom par Siemens. En effet, Siemens devient majoritaire au capital d’Alstom et bien que le nouveau groupe soit dirigé par Henri Poupart-Lafarge, que son siège reste à St-Ouen et qu’il soit côté à la bourse de Paris, ce sont désormais les actionnaires allemands de Siemens qui prendront les décisions. Nous avons eu Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie et des Finances, hier soir au téléphone qui nous a dévoilé les conditions de cette fusion.

Il y a un engagement du nouveau groupe de maintenir l’emploi pendant 4 ans et de ne fermer aucun site industriel sur le territoire français. Mais surtout, pour Belfort, nous avons obtenu que le nouveau groupe Siemens-Alstom reprenne à son compte l’intégralité du plan de sauvetage du site d’Alstom de Belfort. Nous serons particulièrement vigilants sur les investissements de diversification du site de Belfort qui seuls permettront la pérennité du site sur le long terme.

Enfin, nous avons demandé et obtenu de Bruno Le Maire qu’il vienne à Belfort pour tenir le comité national de suivi du plan de sauvetage du site belfortain d’Alstom. Nous restons évidemment très mobilisés et vigilants pour nous assurer que tout sera mis en œuvre pour conserver le savoir-faire industriel du site Alstom de Belfort et maintenir l’emploi." 

(Avec AFP)

Alexane

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