Info traffic à Besançon

Newsletter

Tenez-vous au courant de nos dernières actualités !

Mon compte

Alerte attentat dans l'Aisne : les forces d'élite à la recherche des frères Kouachi

Chérif et Saïd Kouachi © - cliquez sur l'image pour agrandir
- cliquez sur l'image pour agrandir
©damien - cliquez sur l'image pour agrandir
Le point à 20h30

Alors que la France rend hommage un hommage émouvant aux douze morts du pire attentat depuis plus de 50 ans, les forces d'élite ont traqué ce  jeudi deux frères liés au jihadisme soupçonnés d'être les auteurs de l'attaque contre Charlie Hebdo. Une attaque saluée par le groupe Etat islamique (EI). La journée a également été marquée par une fusillade à Montrouge. Une policière municipale de 26 ans a été tuée. Selon Bernard Cazeneuve, aucun lien n'est encore établi entre les deux évènements.

Publicité

Le Point à 20h

Le niveau "alerte attentat", le plus élevé du plan Vigipirate, qui concernait l'Ile-de-France, a été étendu jeudi après-midi à la Picardie, où les deux suspects ont été repérés. 

Chérif et Saïd Kouachi, 32 et 34 ans, nés à Paris et de nationalité française, ont été "formellement reconnus" près de Villers-Cotterêts (Aisne) par le gérant d'une station-essence qu'ils ont agressé, "cagoulés, avec kalachnikov et lance-roquettes apparentes" Toujours introuvables à la tombée de la nuit, les recherches devraient se poursuivre toute la nuit.Les recherches vont continuer cette nuit, avec l'aide de cinq hélicoptères.

Le Raid et le GIGN, unités d'élite de la police et de la gendarmerie, ont été déployés dans la zone, que survolaient des hélicoptères, tandis que des convois de forces de l'ordre filaient toutes sirènes hurlantes. Ces unités d'élite de la police et de la gendarmerie se sont déployées dans une zone à cheval sur les départements de l'Aisne et de l'Oise, à environ 80 kilomètres au nord-est de Paris.

Pendant ce temps, l'enquête se poursuit à Paris. Neuf personnes sont en garde à vue et 90 témoins ont été auditionnées. 

Des mosquées prises pour cibles 

 Des lieux de culte musulmans ont été visés depuis mercredi dans l'Aude, le Rhône et la Sarthe par des tirs d'armes à feu et une explosion, sans faire de blessés. 

Dans la nuit de mercredi à jeudi au Mans, vers 0h30, des déflagrations ont réveillé les riverains du quartier populaire des Sablons qui accueille une mosquée : trois grenades d'exercice, dites grenades à plâtre, ont été lancées contre le lieu de culte installé dans une grande bâtisse. Une seule a explosé dans une petite cour sans faire de dégâts majeurs et un impact de balle a été relevé sur une fenêtre du 1er étage. 

Dans l'Aude, mercredi vers 20h, à Port-la-Nouvelle, un ou plusieurs coups de feu de "pistolet à grenaille" ont également été tirés en direction d'une salle musulmane, une heure environ après la fin de la prière, alors que la salle était vide. 

Jeudi matin enfin, à l'aube, une explosion s'est produite  à Villefranche-sur-Saône (Rhône) devant un snack kebab jouxtant la mosquée de la ville. "Un engin artisanal déposé devant l'entrée du snack, à quelques mètres de la mosquée, a explosé à 05h45. La façade a été soufflée", a déclaré le procureur de la République à Villefranche-sur-Saône, Grégoire Dulin.

"Je suis inquiet que des actes anti-musulmans puissent se commettre (…) J'ai peur que ces actes s'amplifient dans les jours à venir", a déclaré à l'AFP Abdallah Zekri, président de l'Observatoire contre l'islamophobie, rattaché au Conseil français du culte musulman (CFCM), en demandant aux autorités  "d'assurer la sécurité".

Un million de 'Charlie'

Les membres survivants de la rédaction de "Charlie" ont décidé de sortir mercredi un nouveau numéro du journal, "tiré à un million d'exemplaires", selon leur avocat Richard Malka. "On va le faire parce que ce n'est pas la connerie qui va gagner", a expliqué l'urgentiste Patrick Pelloux, chroniqueur au journal.

Indignation dans le monde 

L'indignation a gagné le monde, Obama, Merkel, Poutine ou Cameron ont condamné l'attentat. Les drapeaux étaient en berne devant les institutions européennes à Bruxelles. Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a annoncé son intention de proposer aux États membres un nouveau programme de lutte contre le terrorisme. Le pape François a prié pour les victimes lors de sa messe matinale.

Le point à 13 heures

La traque continue en France pour retrouver les deux terroristes présumés de l'attaque contre Charlie Hebdo. Selon les derniers éléments, ils ont été localisés dans l'Aine et "lourdement armés".

Par ailleurs, l'un des deux policiers "à terre" lors de la fusillade de ce matin est décédé. Il s'agit d'une femme.

Le point à 9 heures

Sept membres (hommes et femmes) de l'entourage des auteurs présumés de l'attaque contre Charlie Hebdo étaient en garde à vue jeudi matin., Ils ont été placés en garde à vue tard mercredi soir. La police est lancée dans la traque de deux frères, Chérif et Saïd Kouachi, 32 et 34 ans. Le beau-frère de l'un d'eux, Mourad Hamyd, 18 ans, également visé par un avis de recherche, s'est rendu mercredi soir au commissariat de Charleville-Mézières (Ardennes).

Par ailleurs, sans que l'on puisse établir un lien avec les attentats de Charlie Hebdo, une fusillade a éclaté ce jeudi 8 janvier 2015 à Montrouge dans les Hauts-de-Seine, au sud de Paris, et deux policiers municipaux "sont à terre".  Un homme a fait feu sur eux peu après 8h. Un suspect a été interpellé. 

Valls : "il n'existe pas de risque zéro"

Manuel Valls a déclaré mardi que les "individus" ayant commis l'attentat contre Charlie Hebdo "étaient sans doute suivis" par les services de police et de justice, mais qu'il n'existe "pas de risque zéro".

"Les services de police et de justice ont démantelé de nombreux groupes, contrarié des projets d'attentat. C'est bien la preuve que nous agissons. Ce sont des centaines d'individus qui sont suivis, des dizaines de personnes qui ont été interpellées, des dizaines de personnes qui ont été incarcérées. (…) Ces individus étaient sans doute suivis, mais il n'y a pas de risque zéro. C'est terrible à dire parce qu'il y a des victimes, un attentat terrible et nous sommes tous touchés, bouleversés", a déclaré le Premier ministre sur RTL.

Valls en appelle à la responsabilité des médias 

"Je vois qu'il y a beaucoup d'informations sur les médias, sur internet, il ne faut pas que cela nuise au travail des enquêteurs", a relevé le chef de gouvernement et ex-ministre de l'Intérieur. "J'en appelle à la responsabilité. C'est aux enquêteurs, à la police, à la gendarmerie, la justice, de mener" l'enquête "pour appréhender ceux qui ont commis cet attentat abominable"

Il a par ailleurs salué la réponse "extraordinaire des Français qui se sont rassemblés par milliers un peu partout en France.

Damien

Autres faits divers

7 décembre 2017 à 07:25
4 décembre 2017 à 17:38

Votre météo avec

Evénements de paris