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Ceinturage d’un journaliste par des policiers à Besançon: aucune plainte n’a été retenue

Au moment de la prise de vue, les policiers se trouvent tous derrière la voiture ©claude mislin - cliquez sur l'image pour agrandir
La plainte du journaliste de maCommune.info et du quotidien L’Alsace-Le Pays pour «entrave à la liberté d’expression et du travail et violences volontaires», ainsi que les plaintes de deux fonctionnaires de police pour «dénonciation calomnieuse» ont été classées sans suite par le procureur de la République de Besançon.

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Le 30 mars vers 19h45, Claude Mislin, journaliste, a été ceinturé par plusieurs policiers alors qu’il prenait des photos d’un fait divers sur le parking qui longe l’avenue Droz entre le casino et l’office du tourisme de Besançon. Le ceinturage musclé du journaliste avec arrachage de son appareil photo, alors qu’il avait décliné son identité professionnelle, est intervenu à l’issue d’une course poursuite entre un voleur de voiture et des policiers au moment où l’action était terminée. Ce qui est visible sur les photos prises par le journaliste avant son interpellation, car on voit bien le mis en cause assis par terre les mains menottées dans le dos.
 
« Les éléments constitutifs des infractions reprochées aux policiers ne paraissent pas suffisamment caractérisés », estime cependant le procureur de la République, car les raisons de l’incident font l’objet de dépositions divergentes. « Si M. Claude Mislin affirme que le seul élément déclenchant a été la prise de photographies, les fonctionnaires de police intervenants soutiennent au contraire que la situation au cours de laquelle un individu dangereux a été interpellé n’était pas complètement terminée et qu’il était toujours nécessaire de tenir à distance les spectateurs de la scène ».
 
Claude Mislin « prend acte » de cette décision du procureur. « C’est un exemple supplémentaire pour illustrer le constat tout récent d’Amnesty International au sujet des plaintes à l’encontre de la police qui ne débouchent que très rarement, précisément parce que ce sont les policiers eux-mêmes qui mènent l’enquête. Qu’ils soient de Dijon plutôt que de Besançon ne change rien à l’affaire. L’ONG rajoutait que les procureurs n’avaient pas non plus envie de se mettre à dos les fonctionnaires avec lesquels ils travaillent au quotidien », a réagi le journaliste après avoir pris connaissance du dossier.
 
«Les dépositions des policiers sont tellement contradictoires et la photo de la situation assez parlante pour démontrer qu’il n’y avait plus de danger et qu’il n’y avait pas de périmètre de sécurité au moment où je prenais les photos. Je m’étonne de cette décision de classement. C’est le pot de terre contre le pot de fer », poursuit le journaliste qui n’exclut pas, avec son conseil Me Levieux, de déposer une nouvelle plainte avec constitution de partie civile.  
 
Au sujet des plaintes des deux policiers pour dénonciation calomnieuse, le procureur conclut que « l’infraction ne parait pas suffisamment caractérisée ».


lire également l'article du quotidien Le Pays:

http://www.lepays.fr/fr/article/2208180,1214/Journaliste-et-policiers-dos-a-dos.html
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