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Chevènement pour un dialogue de "Mélenchon à Dupont-Aignan": "pas question" dit le premier, "bonne nouvelle" pour le deuxième

©dr - cliquez sur l'image pour agrandir

Jean-Pierre Chevènement, 76 ans, qui a quitté le MRC ce samedi 13 juin 2015 , s'est dit "partisan d'un dialogue" avec "tous ceux qui souhaitent une alternative républicaine, de Mélenchon à Dupont-Aignan", une proposition écartée par le premier, tandis que le deuxième la qualifiait de "bonne nouvelle".

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"Il faut créer un mouvement d'idées alternatif qui transcende les sensibilités historiques, car on ne sortira pas de la France de l'ornière sans cela", déclare l'ex-ministre, 76 ans, dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France.

"Le clivage droite-gauche ne correspond plus à la réalité depuis que la droite, tournant le dos au gaullisme, et la gauche, au projet de transformation sociale d'où est tirée sa légitimité, se sont retrouvées sur un projet soi-disant européen mais profondément régressif", selon lui.

"Je suis partisan d'un dialogue sans exclusive et sans sectarisme avec tous ceux qui souhaitent une alternative républicaine, de Mélenchon à Dupont-Aignan", dit celui qui fut candidat à l'élection présidentielle de 2002 (5,33%). "Ce qui est en jeu, c'est le redressement de la construction européenne à partir de ses nations", a-t-il insisté.

"Il n'en est pas question", a réagi auprès Jean-Luc Mélenchon, du Parti de gauche. "Il y a une différence substantielle entre moi, qui suis partisan de la République jusqu'au bout et en tous lieux (...) et la vision de M. Dupont-Aignan qui a une vision beaucoup plus nationaliste", a poursuivi le député européen. "C'est un axe qui est absurde parce qu'il efface une séparation qui est bonne pour la République et pour le débat public", a-t-il relevé.

'A plat ventre devant Bruxelles et l'Allemagne'

"M. Chevènement, a souligné également Jean-Luc Mélenchon, aurait sa place au Front de gauche, pas M. Dupont-Aignan, et le dire, c'est nullement être sectaire. C'est juste partir des faits. Donc, je ne suis pas d'accord pour ces sortes de mélanges qui rendent la situation plus confuse au moment où elle a besoin d'être clarifiée." 

Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, a qualifié par contre de "bonne nouvelle" la proposition de Jean-Pierre Chevènement. "J'ai toujours été favorable à une union des patriotes pour réorienter la reconstruction européenne. C'est un renfort de poids", a commenté le député de l'Essonne. Peut-on envisager une formation commune pour cette union? "C'est aller beaucoup trop loin", a répondu Nicolas Dupont-Aignan. "Il ne faut pas construire de châteaux en Espagne." 

"Une nouvelle vision politique est en train de naître", a-t-il analysé, soulignant que s'il n'a pas "le programme de Jean-Luc Mélenchon", il existe toutefois "un point commun: on ne peut plus continuer à être à plat ventre devant Bruxelles et l'Allemagne".

M. Chevènement a indiqué samedi avoir décidé de quitter le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), dont il était le président d'honneur, pour "reprendre sa liberté". "J'ai essayé en vain de faire bouger la direction du MRC (...) Mais c'est un parti prisonnier de sa logique. C'est pourquoi le débat y a été étouffé." 

Jean-Luc Laurent, président du MRC, a indiqué que le parti, "à une forte majorité, ne (voulait) pas du dialogue préférentiel avec Nicolas Dupont-Aignan" que proposait M. Chevènement.

(Source : AFP)

Damien