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Cinéma: «Poupoupidou», un polar qui va faire froid dans le dos

Jean-Paul Rouve avec son porteur de parapluie ©carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
Jean-Paul Rouve ©carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
Le réalisateur Gérarld Hustache-Mathieu ©carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
Scène de tournage sur le marché de Mouthe ©carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
Jean-Paul Rouve va acheter plusieurs fromages ©carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
Jean-Paul Rouve ©carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
En arrière plan, un mystérieux Américain ©carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
Un Américain en campagne électorale? ©carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
Ambiance détendue sur le tournage ©carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
Tourné dans la petite Sibérie franc-comtoise, le film de Gérald Hustache-Mathieu, soutenu par la Région, aurait pu s’appeler «Les mystères de Mouthe».

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« Normalement une vendeuse de fromage ça porte des gants en plastique, non ? ». Le réalisateur, assis à la place du chauffeur de la camionnette du crémier, est inquiet. Jean-Paul Rouve le rassure : « A Paris peut-être, mais pas en province… », tranche-t-il.
 
On ne se cassera pas la tête plus longtemps. L’ambiance est bon enfant sur le marché de Mouthe qui sert de décor à plusieurs épisodes du film « Poupoupidou ». Ainsi va le tournage de ce polar. Comme un long fleuve tranquille dans les murs de neige qui longent les rues de Mouthe, village connu pour être le plus froid de France. C’est précisément cette réputation qui a incité le réalisateur Gérald Hustache-Mathieu à faire son film dans le haut Doubs. Même si le thermomètre affiche +2° et que la neige s’est transformée en pluie ce mercredi 16 février, il ne regrette rien.
 
« J’avais envie de tourner ici. J’y ai retrouvé certains paysages d’Amérique. Il y a une ambiance qui attire le mystère. Je voulais d’abord appeler le film -Les mystères de Mouthe-. C’est encore mieux que ce que j’envisageais avec de la vraie neige ce qui est rare au cinéma», raconte le réalisateur entre deux prises. Gérald Hustache-Mathieu, originaire de Grenoble, qui « préfère la neige d’ici », apprécie particulièrement le Doubs pour y avoir tourné un premier long-métrage en 2006.
 
« La Franche-Comté vous aime autant qu’on l’aime », explique-t-il en décrivant « la gentillesse de l’accueil » des gens du cru. Il a également apprécié que le conseil régional réagisse au quart de tour à sa demande de soutien. 150 000€ lui ont été accordés sur un budget total de 3,6 M€.
 
Outre la notoriété que ce type d’opération peut apporter à une région, il ne faut pas sous-estimer le retour sur investissement immédiat lié au tournage. La production de « Poupoupidou » va laisser sur place quelques 280 000€ en frais de logement et de restauration pour une quarantaine de personnes pendant trois semaines. Huit techniciens ont été embauchés, huit personnes de la région ont obtenu des petits rôles et une centaine de cachets de figurants vont être versés.
 
Dans le rôle principal, Jean-Paul Rouve, qui connaît également la région pour avoir joué dans Monsieur Batignole de Gérard Jugnot. L’ancien de l’équipe de « Robins des Bois » interprète un auteur parisien de polars à succès tombé en panne d’inspiration. Son séjour à Mouthe, alors qu’une jeune starlette franc-comtoise, effigie blonde d’une marque de fromage, vient d’être découverte morte à la suite d’un « suicide probable aux somnifères », va l’inspirer au-delà de ses espérances.
 
Plus habitué des comédies que des polars, Jean-Paul Rouve dit choisir ses films en fonction du scénario, « bon ou pas bon ». Quand on lui demande combien de films il a déjà tourné il répond : « Je ne sais pas. Voyez sur Allo-Ciné ! ». Encore si jeune et déjà blasé Jean-Paul Rouve, qui s’agace par ailleurs d’être pris en photo « 2000 fois » ?
 
 
Conseil régional : plus de trois millions d’euros pour 38 films
 
Depuis 1996, le conseil régional a soutenu financièrement 38 films tournés entièrement ou partiellement en Franche-Comté. 3,2 M€ ont été investis, soit environ 84 000 euros par long-métrage, sous forme d’aides à la création et à la production cinématographique et audiovisuelle.
 
Parmi les films les plus connus, on retiendra Nettoyage à sec tourné à Belfort (61 000€), Le peuple migrateur (60 979€), Monsieur Batignole (61 000€), Indigènes (200 000€, c’est le record), La guerre des miss (150 000€)…
redaction

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