Info traffic à Besançon

Newsletter

Tenez-vous au courant de nos dernières actualités !

Mon compte

CINEMA Contagion de Steven Soderbergh

Laurence Fishburne et Jennifer Ehle DR - cliquez sur l'image pour agrandir
** pourquoi pas

Un virus dévaste la population mondiale. Partout les autorités sont dépassées et la course au vaccin est lancée. Contrepied du film catastrophe en vogue, le nouveau Soderbergh aurait tout de même mérité plus de rythme.

Publicité

Avec son titre de documentaire, le nouveau film signé Soderbergh pêche par un manque de rythme qui confine parfois à l’ennui. Pourtant, Contagion n’est pas un film raté, loin de là. C’est peut être son apparente simplicité qui lui porte préjudice, noyé qu’il est au milieu d’une foule de films catastrophes et apocalyptiques tous plus effarants les uns que les autres (Prédictions ou 2012 par exemple et pour ne citer qu’eux).

Façonné par des dizaines d’années de films où la population se trouve changée en une horde de monstres sanguinaires sous l’effet de virus très contagieux (des films de Romero au récent Rec), l’esprit d’un spectateur est forcément pris de court par la sobriété de Contagion. Ici pas de virus qui transforme les morts en bêtes sauvages mais une grippe, coriace et mutante. Une simple grippe qui déclenche partout stupeur et panique et rompt le lien social. Un seul contact peut en effet suffire à la transmettre.

Soderbergh s’attarde sur les drames humains, de la perte d’une famille aux scènes de pillage. Et pour les rendre crédibles, quoi de mieux que de s’entourer d’acteurs de renom et/ou de grand talent. Citons Kate Winslet et Matt Damon, les plus convaincants et sans doute les plus talentueux de ce casting.

Tout ce petit monde se débat dans la fièvre ambiante pour survivre. OMS, médias, armée, chercheurs, simples citoyens. Comme autant de symptômes d’une longue maladie, Soderbergh raconte au jour le jour la déchéance de l’humanité, terrassée par une bactérie.

La force de Contagion réside essentiellement dans son habileté à nous faire douter. Douter de la capacité de l’espèce humaine à résister à un mal microscopique qui n’a rien d’un fantasme de réalisateur.

Quentin Buchberger

 

Réalisation : Steven Soderbergh

Scénario : Scott Z. Burns

Avec : Matt Damon, Marion Cotillard, Laurence Fishburne, Jude Law, Kate Winslet, Bryan Cranston, Gwyneth Paltrow, Jennifer Ehle

Durée : 1h46

Genre : Drame

Photographie : Steven Soderbergh

Musique : Cliff Martinez

Année de production : 2011

Distributeur : Warner Bros.

Date de sortie : 9 novembre 2011

À voir du même réalisateur : Sexe, mensonges et vidéo (1989), Erin Brockovich (2000), Ocean’s Eleven (2001), Solaris (2002), Ocean’s Twelve (2004), Ocean’s Thirteen (2007), Che : l’Argentin (2008), Che : Guerilla (2008),

 

Prochaine rubrique cinéma le samedi 20 novembre 2011

**** à voir absolument
***  à voir
** pourquoi pas
*   mieux vaut éviter

QuentinBuchberger