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CINEMA L’Aigle de la Neuvième Légion

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Le réalisateur du très bon Dernier roi d’Écosse signe ici un péplum atypique.

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*** A voir
Si le genre du péplum peine à se renouveler, l’Aigle de la Neuvième Légion est un cas à part. Un jeune centurion est affecté selon ses vœux en Bretagne (Grande-Bretagne). À cette époque, Rome poursuit sa conquête de l’île.

Au nord, le mur de l’empereur Hadrien sépare les terres conquises par les Romains et celles restées libres. C’est derrière ce mur, dans les Highlands que la Neuvième Légion romaine a disparu et l’Aigle, symbole de la puissance de Rome, avec elle. Marcus veut retrouver le précieux objet afin de laver l’honneur de sa famille et le nom de son père qui commandait la légion.

Le film a su marier avec équilibre des combats épiques et la relation entre un maître et son esclave. Le spectateur n’est pas abreuvé d’hémoglobine et de combats tous plus violents les uns que les autres et a donc le temps de souffler (de s’ennuyer diront sans doute certains). 

Quelques combats nerveux jalonnent le film mais le cœur de l’œuvre est bien le tissage de liens entre un Romain plein de morgue et son esclave breton, fils de chef contraint de s’abaisser plus bas que terre pour payer sa dette. De cette improbable histoire d’amitié, le réalisateur tire un film qui accable les préjugés sordides qui poussent des hommes à s’entretuer. Le barbare n’est pas forcément celui qu’on croit et la cruauté peut prendre toute sorte de visages. 

Il faut aussi saluer la prestation de Jamie Bell. Qu’il semble loin le temps où le jeune garçon pré-pubère faisait des claquettes dans Billy Elliott. Le jeune homme a grandi et sa grande assurance dans le jeu n’y est sans doute pas étrangère. 

Tahar Rahim est lui métamorphosé par le maquillage et incarne un prince breton du peuple des Seal, dont les guerriers se couvrent la peau d’une fine couche de peinture grise.

L’Aigle de la Neuvième Légion
réussit le pari de faire du péplum sans tomber dans les habituels travers. Une originalité bienvenue pour un film prenant.  
 

Quentin Buchberger

Titre original : The Eagle 
Réalisation : Kevin MacDonald 
Scénario : Jeremy Brock 
D’après le roman de Rosemary Sutcliff
Avec : Channing Tatum, Jamie Bell, David Sutherland, Tahar Rahim
Durée : 1h51 
Genre : Péplum 
Photographie : Anthony Dod Mantle 
Musique : Atli Örvarsson 
Année de production : 2011
Distribution : Metropolitan FilmExport 
Date de sortie : 4 mai 2011  

 A voir du même réalisateur : La Mort suspendue (2003), Le dernier roi d’Écosse (2006)


Prochaine rubrique cinéma le samedi 14 mai 2011

**** à voir absolument
***  à voir
** pourquoi pas
*   mieux vaut éviter 

redaction

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