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CINEMA La Guerre des Boutons de Yann Samuell

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* mieux vaut éviter

La première des deux nouvelles adaptations du roman de Pergaud, qui sortent à une semaine d’intervalle, se veut plus enfantine et plus légère que le film d’ Yves Robert qui paraît soudain lointain, très lointain…

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Fait relativement rare dans le monde du cinéma, deux films presque homonymes sortent en salle quasiment simultanément. Inspirés tous deux du roman de Louis Pergaud, ils content la rivalité de deux bandes de gamins issus de deux villages voisins : les enfants de Velrans et ceux de Longeverne qui se vouent une haine farouche.

Il est très difficile de ne pas comparer ce film à celui de son glorieux aîné, sorti dans les salles en 1962. Drôle, émouvant, parfois violent (la punition du traître par ses camarades à coups de bâton), le film d’ Yves Robert était accompli et irrésistible. Cette Guerre des Boutons fait bien pâle figure â côté de lui.

Clairement le film s’adresse à un public plus jeune et occulte les aspects les plus noirs de cette guerre irraisonnée entre deux clans. Ce choix pourrait être séduisant si, rapidement, le conflit ne prenait pas des allures de guéguerre innocente. Les instituteurs font de l’esprit avant de se réconcilier fraternellement, les personnages sont fades, les parents font de la figuration et l’histoire a été simplifiée. En définitive peu de choses sonnent justes. Même la mise en scène, un peu hasardeuse et trop avide de bons sentiments, ne rend pas hommage à la force de l’œuvre.

Il est tout de même plaisant de retrouver quelques scènes célèbres. Les Longeverne chargeant nus comme des vers leurs adversaires ou les noms d’oiseaux que s’échangent les enfants sont des moments plaisants. Malheureusement trop rares.

Le film a du mal à trouver son identité. Il ne cherche pas à réinventer l’œuvre mais se contente de la rendre accessible à un public plus jeune, quitte pour cela à réduire l’histoire à des bagarres entre enfants ennemis.

Dans ses films précédents, Yann Samuell a prouvé par A+B qu’une trop grande légèreté était souvent la cause d’un film un peu trop surfait (Jeux d’enfants), voire franchement raté (L’Âge de raison). Malheureusement, ce film n’échappe pas à la règle et prend vite des allures de téléfilm un peu fleur bleue. Privé de toute ce qui peut faire le charme d’une Guerre des boutons et même du savoureux « Si j’avais su j’aurais pas v’nu » du Petit Gibus (la veuve d’ Yves Robert a refusé de céder les droits de cette réplique aux deux productions), le spectateur s’ennuie ferme.

Espérons que La Nouvelle Guerre des boutons (notre critique de la semaine prochaine), sera plus réjouissante.

Quentin Buchberger

 

Réalisation : Yann Samuell

Scénario : Yann Samuell

D’après le roman « La Guerre des Boutons » de Louis Pergaud

Avec : Eric Elmosnino, Mathilde Seigner, Fred Testot, Alain Chabat, Vincent Bres, Salomé Lemire

Durée : 1h49

Genre : Comédie familiale

Photographie : Julien Hirsch

Musique : Klaus Badelt

Année de production : 2011

Distributeur : UGC Distribution

Date de sortie : 14 septembre 2011

A voir (ou à ne pas voir) du même réalisateur : Jeux d’enfants (2001), L’Âge de raison (2010)



Prochaine rubrique cinéma le samedi 24 septembre 2011

**** à voir absolument
***  à voir
** pourquoi pas
*   mieux vaut éviter

QuentinBuchberger