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CINEMA La nouvelle guerre des boutons de Christophe Barratier

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** pourquoi pas

Dans la France occupée, deux bandes de gamins se livrent une guerre sans merci. Adaptation un peu bancale du film d'Yves Robert et du roman Louis Pergaud, cette Nouvelle guerre des boutons est, malgré une relative médiocrité, un peu plus séduisante que La Guerre des boutons de Yann Samuell, sortie la semaine dernière.

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Deux adaptations en deux semaines. C’est un peu lourd à digérer. Surtout quand la première était franchement ratée, on pouvait craindre raisonnablement que la seconde soit du même acabit. Verdict : c’est un peu mieux. Un tout petit peu mieux.

Cette Nouvelle guerre des boutons se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale, où les petits villages de Longeverne et de Velrans comme le reste de la France sont occupés par les troupes allemandes. La milice sème la terreur et entretient une ambiance suspicieuse.

C’est plutôt un bon point de voir que la notion d’adaptation a été appliquée à la lettre pour façonner une nouvelle version d’une œuvre. Cette guerre des boutons garde des éléments clés du film d’ Yves Robert (comme la punition du traître par exemple), conserve l’aspect dramatique et n’occulte qu’à moitié (nous sommes contraints de nous satisfaire de peu) la violence insensée des enfants, poussés à la barbarie par une haine brûlante envers des ennemis héréditaires.

Mais dans ce contexte de guerre, cette violence pubère n’inquiète presque plus. Elle n’est plus dérangeante. Tout au plus n’est elle qu’une dérive de l’époque.

Ces enfants qui ne savent même plus pourquoi ils se battent, qui ne savent même pas pourquoi ils se haïssent paraissent soudain bien innocents. Ce qui rend le film anecdotique et médiocre. Si il est inutile de s’attarder sur les rôles des acteurs de renom, les gamins ont en revanche des têtes de fripouilles très réussies. Lebrac, le chef des Longevernes, joue très bien le voyou au grand cœur. L’Aztec, le chef des Velrans a une vraie tête de canaille. Leur énergie à se faire du mal ne sauvera pas le film. A ce titre, la réconciliation finale est cohérente avec l’ambiance : un peu trop idéale pour être crédible.

La Nouvelle guerre des Boutons n’est pas un mauvais film mais il en fait trop peu pour devenir inoubliable, comme beaucoup de films actuels d’ailleurs. Dommage. Il est toujours très dur de s'attaquer à une oeuvre aussi monumentale. Deux réalisateurs viennent d'en faire l'expérience et de s'y casser les dents. La Guerre des Boutons méritait sans doute mieux que deux adaptations de petit calibre.

Note : La version d’ Yves Robert n’était elle-même pas la première adaptation du roman. Un premier film était déjà sorti en 1936 sous le titre « La Guerre des gosses », porté à l’écran par Jacques Daroy et Eugène Deslaw.

Quentin Buchberger 

Réalisation : Christophe Barratier

Scénario : Christophe Barratier, Stéphane Keller & Thomas Langmann

D’après le roman « La Guerre des Boutons » de Louis Pergaud

Avec : Laetitia Casta, Guillaume Canet, Kad Merad, Gérard Jugnot, François Morel, Marie Bunel

Durée : 1h40

Genre : Comédie

Photographie : Jean Poisson

Musique : Philippe Rombi

Année de production : 2011

Distributeur : Mars Distribution

Date de sortie : 21 septembre 2011

A voir du même réalisateur : Les Choristes (2004), Faubourg 36 (2008)

Prochaine rubrique cinéma le samedi 24 septembre 2011

**** à voir absolument
***  à voir
** pourquoi pas
*   mieux vaut éviter

QuentinBuchberger