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CINEMA My Week with Marylin de Simon Curtis

Michelle Williams - DR - cliquez sur l'image pour agrandir
*** à voir

Tiré d’une histoire vraie, le film raconte la semaine d’un jeune anglais avec la diva Monroe et met en scène les émois du premier amour.

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Pas de doute, la mode est au biopic. Edgar Hoover, Claude François ou Margareth Thatcher ont eu droit à une adaptation cinématographique et la petite dernière s’appelle Marylin Monroe. La jeune diva prend les traits de Michelle Williams, sublime interprète et imparfaitement semblable à son modèle.

L’Angleterre de Simon Curtis, celle des années 60 qui s’exprime avec un petit accent d’Oxford, chatoie de superbes couleurs de printemps, crépite au son des flashs d’appareils photos et adule le sex symbole venue d’outre atlantique, la blonde Marilyne. Très prenante, l’ambiance crée une intimité apaisante, partagée entre les répétitions et le luxueux domaine où réside la starlette. C’est là que Colin Clark va vivre une idylle d’une semaine avec l’actrice, en pleine séparation de son mari le dramaturge Arthur Miller. Déterminé, le jeune prétendant s’ouvre pourtant les portes d’un premier amour impossible. Très vite, cette relation devient troublante, presque gênante car en partie intéressée. Marylin cherche une présence pour calmer son angoisse existentielle, lui cherche une passion sentimentale. Cette différence de but entretien un doute sur la sincérité de cet amour soudain.

Principale ambigüité du film, Marylin reste une énigme. Cette justesse dans le portrait tient principalement à la qualité de l’interprétation de Michelle Williams qu’on a déjà connu bien moins inspirée (Blue Valentine). Ici, son interprétation stupéfiante où gestuelle et langage du corps sont maîtrisés à la perfection. La ressemblance physique est loin d’être bluffante pourtant ce détail s’efface progressivement et donne une vraie identité à l’œuvre. Évincée la Marylin qui chantait Happy Birthday Mister President à Kennedy, celle ci a plus de poitrine, un visage et une silhouette plus ronde que l’originale. Une autre Marylin en sorte. Si bien que quand elle s’éloigne sur le siège arrière de sa voiture, on en vient à croire que cette Marylin ne connaitra pas une fin tragique.

QuentinBuchberger