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Des "petits" hackers islamistes s'en prennent à Radio Campus Besançon

©CC Flickr - cliquez sur l'image pour agrandir

Plusieurs centaines de sites français, dont celui de Radio campus Besançon et de plusieurs institutions françaises, ont été piratés depuis l'attentat contre Charlie Hebdo par des hackers se revendiquant islamistes. Ils usent de techniques de détournement assez simples pour afficher des messages idéologiques. Radio Campus va porter plainte. 

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Depuis les attentats qui ont tué 17 personnes à Paris la semaine dernière, les sites de plusieurs mairies, conseils généraux, établissements scolaires, universités, églises ou entreprises ont été piratés par des groupes de hackers se présentant comme des islamistes du Maghreb ou de Mauritanie.

Un fond noir comme page d'accueil, avec la signature #OpFrance et des slogans tels "Il n'y a de Dieu qu'Allah", "Death to France" (mort à la France) ou "Death to Charlie" (mort à Charlie): la technique s'appelle le "défacement" ou le "défaçage" et consiste à prendre le contrôle d'un site internet et modifier son contenu.

Une plainte bientôt déposée par Radio Campus

À Besançon, le site de Radio Campus Besançon  a également été piraté le week-end dernier dans la nuit de vendredi à samedi : un drapeau de Daesh, une tête de mort et des prières en fond sonore remplaçaient la page d'accueil du site. "Il s'agirait de petits hackers qui ont profité d'une faille de mise à jour pour prendre le contrôle de notre site que nous espérons rétablir dans la journée" explique Anthony Orsat, journaliste et chargé de la communication dela station. Radio Campus compte porter plainte dans la journée pour le piratage du site qui n'a d'ailleurs pas été le seul touché sur Besançon. "Il y a  aussi celui de l'association bisontine de reggae Uppurtone dont les membres animent une émission sur Radio Campus le lundi soir." Un site qui est lui aussi toujours indisponible. 

Gérôme Billois "Je n'ai jamais vu une campagne de "Defacement" aussi importante"

Le site du Conseil général du Lot, l’office de Tourisme de Biarritz, le Palais des Papes d'Avignon, l'académie de Créteil, la cathédrale de Nantes ainsi que des filiales de grands groupes français ont également été touchés par ces piratages.

"C'est très nébuleux, on est face à des groupes d'activistes qui se forment et se défont très rapidement. Leurs actions concrètes sont difficiles à comptabiliser, mais plusieurs centaines de sites de PME, d'institutions locales ou d'universités auraient été touchés", résume Gérôme Billois, expert du Cercle européen de la sécurité informatique et consultant pour le cabinet Solucom."De mémoire, je n'ai jamais vu une campagne de +défacement+ aussi importante dans un temps aussi restreint. Les sites touchés sont souvent des structures qui n'ont pas forcément les équipes techniques adéquates pour maintenir le niveau de sécurité nécessaire ou réagir rapidement en cas d'attaque", explique-t-il.

Cyberjihad                   

"On peut parler de cyberjihad, et le +défacement+ n'est que la partie émergée de l'iceberg et la moins dangereuse aussi, car elle n'a pas d'autres conséquences que l'affichage d'une idéologie", souligne Thierry Karsenti, directeur technique Europe de l'entreprise de sécurité informatique Checkpoint. Il indique que prendre le contrôle de la page d'accueil d'un site mal protégé ou pas correctement mis à jour "n'est pas très difficile à réaliser techniquement et l'attaque peut même être lancée de manière quasi automatique".

"En parlant de terrorisme, on a peut-être oublié de parler de cyberterrorisme, et d'actions qui peuvent être bien plus graves et déstabilisantes que du +défacement+ si elles s'en prennent aux infrastructures de communication et de transport d'un État. Ce qui est le plus à redouter, c'est la coordination d'attaques de terrorisme et de cyberterrorisme, menées de front", estime M. Karsenti.

La réplique d'Anonymous

La même technique est aussi utilisée dans le camp adverse: à la suite d'un appel d'un groupe d'Anonymous à venger Charlie Hebdo, des activistes ont depuis revendiqué l'attaque de sites de propagande jihadistes. "Attendez-vous à une réaction massive de notre part", avait lancé sur Twitter après l'attentat un compte baptisé @OpCharlieHebdo.

Lire sur le site L'indépendant : "C'est la cyber-guerre totale entre Anonymous et islamistes"

Damien

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