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Entrée du Chinois Dongfeng et de l’Etat au capital de PSA : pas la priorité selon Moscovici

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Le Lion en difficulté

A Washington, samedi 12 octobre 2013, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a déclaré que l'entrée de l'Etat ou d'un constructeur au capital du groupe automobile français PSA n'est pas une question qui se pose en priorité "aujourd'hui". Une réaction qui vient en réponse des informations de presse selon lesquelles le groupe chinois Dongfeng et l'Etat français pourraient monter au capital de PSA Peugeot Citroën.

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"La question aujourd'hui n'est pas d'abord celle de l'entrée de l'Etat ou d'un constructeur au capital, c'est celle des bons partenariats industriels à développer pour PSA", a déclaré le ministre à la presse en marge de l'assemblée du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.

Selon des informations de presse samedi, le groupe chinois Dongfeng et l'Etat français pourraient monter au capital de PSA Peugeot Citroën. Interrogé, le constructeur automobile s'est contenté d'indiquer samedi qu'il étudiait "différents projets, industriel et commercial".

"La stratégie du constructeur est définie par la direction du groupe et celui-ci a déclaré travailler à l'extension du champ de ses partenariats industriels existants notamment avec deux partenaires, GM (General Motors) et Dongfeng", a déclaré M. Moscovici. Il a rappelé que l'Etat suivait "le groupe PSA avec attention". "Il y a des enjeux économiques, sociaux, industriels tout à fait majeurs" et l'Etat a apporté une garantie à la banque de PSA, PSA Finances, a rappelé le ministre.

Selon une information du quotidien Le Parisien, Dongfeng, déjà partenaire de l'entreprise française en Chine, pourrait prendre 30% de PSA Peugeot Citroën, ce qui en ferait le premier actionnaire devant la famille Peugeot qui en détient 25,4%. "On étudie différents projets, industriel et commercial, avec différents partenaires et les modalités de financement qui pourraient y être associés. A ce stade, aucun projet n'est arrivé à maturité", a réagi un porte-parole de PSA Peugeot Citroën. Fin septembre, le président du directoire du groupe, Philippe Varin, avait affirmé avoir "un certain nombre de réflexion en cours" pour renforcer le partenariat avec Dongfeng.

Le constructeur automobile français, en difficulté, possède deux coentreprises en Chine: l'une à Shenzhen (sud-est) avec Changan, consacrée à la ligne DS et l'autre avec Dongfeng pour fabriquer des véhicules Peugeot et Citroën dans leurs trois usines de Wuhan (centre).
De son côté, Dongfeng avait indiqué à l'agence Bloomberg avoir "reçu des informations de la part de banques d'investissement concernant PSA", sans toutefois préciser quelle suite il comptait y donner. PSA s'était par ailleurs allié en février 2012 au constructeur américain General Motors, qui a pris 7% de son capital.

Franck Don, délégué syndical central CFTC, a affirmé samedi ne pas avoir "d'informations officielles" sur une entrée du constructeur chinois dans le capital de PSA Peugeot Citroën, mais, ajoute-t-il "je ne fais pas partie des gens qui tomberaient de l'armoire le jour où on apprendrait qu'un groupe chinois, ou un autre, puisse entrer dans le capital". Selon lui, "le nouveau contrat social" que les syndicats sont en train de négocier avec la direction "n'est pas détaché complétement de ces opérations" capitalistiques. Ce contrat, "au-delà des économies réalisées, est un signe de politique sociale envoyé aux groupes qui pourraient entrer dans le capital" de PSA pour dire "qu'en France on négocie et que les gens sont capables de comprendre qu'il faut faire des efforts".

La direction de PSA a donné jusqu'au 22 octobre aux syndicats pour accepter ou non un projet d'accord, négocié pendant plusieurs mois, afin de redresser le groupe automobile grâce à des sacrifices consentis par les salariés en contrepartie d'assurance sur l'emploi et le maintien des sites en France. Pour les syndicats "la priori des priorités c'est l'avenir des salariés et la préservation des emplois", a affirmé M. Don.

(source : AFP)

miss.dom

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