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Essence : pas de pénurie en vue en Franche-Comté

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Raffineries en grève, dépôts de carburants bloqués: le secteur pétrolier est devenu l'épicentre de la fronde contre la réforme du droit du travail en France, où le gouvernement socialiste peine à apaiser les craintes d'éventuelles pénuries d'essence. Selon les autorités, la situation était "stable voire en légère détérioration" lundi par rapport à la veille, où environ 1.500 stations sur 12.000 étaient en rupture totale ou partielle de certains types de carburant. La Franche-Comté reste relativement épargnée avec une quinzaine de stations à sec en raison de l'afflux des automobilistes aux pompes.

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Les difficultés d'approvisionnement des stations service du pays persistaient ce lundi 23 mai 2016 en dépit des promesses de l'exécutif de "libérer" les sites paralysés. La ministre du Travail Myriam El Khomri a déploré que "des salariés", "des Français soient pris en otage", alors que six des huit raffineries du pays sont affectées par le mouvement.

En Franche-Comté, on est très loin de la pénurie. Quelques petites stations services ont été prises d'assaut et se retrouvent logiquement à sec. Mais les réapprovisionnements sont prévus ce mardi ou mercredi. La préfecture du Jura se veut quant à elle rassurante. Le département "ne connaît pas de difficultés majeures d’approvisionnement en carburants. Seules 9 stations-service ont fait part de difficultés de distribution liées en particulier à une augmentation anormalement élevée de la consommation des automobilistes durant ce week-end, quatre de ces stations sont en rupture totale de carburants". Un réapprovisionnement de ces stations était prévu dès aujourd’hui ou d'ici ce mardi. "Par ailleurs, les stations-service présentes sur les aires d’autoroutes jurassiennes ne rencontrent aucune difficulté".

Concentré jusqu'ici dans le nord-ouest, le blocage de sites pétroliers s'est étendu au sud-est. Près de Marseille, plus d'un demi-millier de militants du syndicat CGT, en pointe de la contestation, ont barré les accès à un important dépôt de carburant et à une raffinerie Esso à Fos-sur-Mer. Le ministre des Finances Michel Sapin a fustigé en retour des blocages "illégitimes". Il a réaffirmé la volonté du gouvernement d'utiliser "tous les instruments" à sa disposition pour y mettre fin. Le Premier ministre Manuel Valls avait assuré dimanche que l'exécutif entendait "continuer à évacuer un certain nombre de sites et notamment les dépôts" de carburant.

Dans le quart nord-ouest du pays, la ruée vers les pompes d'automobilistes inquiets a amené les pouvoirs publics à prendre depuis trois jours des mesures de rationnement de la distribution.

 "Parler de pénurie crée la pénurie"

"Parler de pénurie crée la pénurie", a averti Michel Sapin. Dimanche, le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies avait appelé à ne pas céder à la "panique". Manuel Valls a réaffirmé que la réforme du droit du travail, contestée depuis mars mais passée en force à l'Assemblée nationale faute de majorité, irait "jusqu'au bout".

Info + : une semaine chaude pour le gouvernement

 La semaine s'annonce encore chaude pour le gouvernement, avec une nouvelle journée de grèves et manifestations jeudi. Outre les raffineries, les ports devraient être touchés. Dans les chemins de fer, des grèves sont programmées mercredi et jeudi.

Une autre journée d'action est déjà prévue 14 juin, en plein Euro-2016 de football, qui va drainer des milliers de voyageurs vers la France. Signe de sa détermination, la CGT a aussi appelé à une grève illimitée dans le métro parisien à partir du 2 juin.

Les opposants à la loi Travail ont multiplié depuis mars les journées d'actions, émaillées de violences. Après un essoufflement en avril, le mouvement a repris de la vigueur la semaine dernière avec 128.000 à 400.000 personnes dans les rues. En filigrane de la contestation, les accusations de trahison pleuvent sur le président François Hollande, au plus bas des sondages à un an de la fin de son mandat. "Est-ce que Hollande dans son programme avait dit +je vais m'attaquer au Code du Travail?", a dénoncé lundi le patron de la CGT.

Damien

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