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F. Branget : le scénario de l'abandon de la LGV ajoute "aux inquiétudes sur l'avenir de la Franche-Comté !"

Françoise Branget ©carvy - cliquez sur l'image pour agrandir

La Conseillère régionale UMP et ancien membre du conseil d'administration de la SNCF réagit au scénarii du conseil d'administration de la SNCF pour "sauver le TGV". Pour Françoise Branget, le repli sur le noyau dur du réseau TGV avec l'idée d'abandonner la LGV Rhin-Rhône est une "plaisanterie de mauvais goût", une "provocation" pour faire payer les collectivités.

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"Cette annonce doit être vue sous ses deux aspects.

Le premier, l'aspect économique, pose la question de la gestion de la SNCF. Pour le voyageur, le TGV est cher ! Et le monopole ne conduit pas à attirer le client par des prix attractifs. Le TGV franc-comtois a oublié le Jura et rendu les liaisons intercités et interégionales « compliquées ». La grave crise économique que nous connaissons fragilise la rentabilité du TGV. 

Trois scenarii sont donc présentés. Le premier – une plaisanterie de mauvais goût ou l'expression du mépris technocratique – est une provocation destinée à faire oublier les engagements de la SNCF et surtout à faire payer les collectivités. On s'étonnera que les grands commis d'une société d'Etat en soient réduits à une gestion de si court terme, alors que le pays a besoin d'une vraie politique de transport. On peine à imaginer l'abandon de la desserte des gares de Besançon et de Belfort-Montbéliard devenant implicitement des villes de secondes zones.  

Les deux autres scénarios sont des éléments de discussion parmi d'autres. Mais le débat sera-t-il entre amis (gouvernement, SNCF, élus de gauche, syndicats), ouvert à tous, ou tronqué (parce que la décision est déjà prise). L'avenir le dira... en tout cas la rentrée ferroviaire (à l'instar des autres) risque d'être animée.

Au travers cette annonce provocatrice, c'est bel et bien l'économie du transport de voyageurs qui est en jeu. Les bénéfices du TGV, qui aujourd'hui, financent à hauteur de 40% le reste du système ferroviaire, demain ne suffiront plus à équilibrer les comptes, d'autant que la nouvelle ligne Tours Bordeaux s'annonce déjà, avant d'être mise en service, comme déficitaire.

Par ailleurs, les péages que doit payer la SNCF à RFF pour faire rouler ses trains sont de plus en plus élevés. Bien entendu les coûts sont plus élevés pour un TGV que pour un intercité. Le comble, les intérêts  de RFF, qui cumule une dette de 40 milliards, et les intérêts de la SNCF sont bien éloignés, voire divergents. Jusqu'à faire hésiter la SNCF de faire rouler des trains pour ne pas avoir une facture de péage trop élevée. Et ce n'est pas la nouvelle réforme du ferroviaire, qui réunit RFF et la SNCF dans une même holding, qui va changer la donne. (Les péages resteront les mêmes). Cette réforme instituera-t-elle une meilleure transparence dans la gouvernance ? nous le souhaitons !

Au delà de l'aspect économique, la question est éminemment politique. On peut s'étonner que l'Etat actionnaire – aujourd'hui de gauche – ne se préoccupe plus guère d'aménagement du territoire et de cohésion territoriale.

Qui financera demain les infrastructures ferroviaires ? Faut-il sacrifier le service public sur l'autel de la rentabilité et faire payer les voyageurs, ou l'État doit-il assumer son rôle en assurant leurs financements sans se défausser sur les collectivités territoriales...

Cette affaire du TGV ne fait qu'ajouter aux inquiétudes grandissantes sur l'avenir de la Franche Comté !  Celle-ci  qui a largement financé la ligne à grande vitesse ne fera pas les frais d'une politique de courte vue et incohérente".

Communiqué

Damien

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