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Métier : "chasseur de météorite"

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Carte des fragments 0-20g : vert. 20-50g : orange. 50-100g : bleu. 100-200g : rouge. Point rouge au sud, estimé 2kg ©F Kuntz - cliquez sur l'image pour agrandir
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RÉCIT D'UNE AVENTURE

Fabien Kuntz et Marie Gerbet ont déjà sillonné trois continents à la recherche de fragments de météorites. Ils ont trouvé leur bonheur dans déjà six pays et leurs prochaines aventures se dérouleront au sud du Maroc et en Tunisie. Ce jeudi, à l'observatoire de Besançon, à l’occasion de la sortie de leur livre «Beni M’Hira, la météorite oubliée», ils sont revenus sur leur métier-passion et sur cette aventure vécue cette année dans le désert de Tunisie. Ils y retourneront en septembre, accompagnés peut-être d'une équipe de reportage de TF1.

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"Notre métier est le plus beau métier du monde" affirment Fabien Kuntz et Marie Gerbet. Ce couple de chasseurs de météorites a créé leur société WW Météorites en 2009 et, depuis, parcourt le monde à la trace de morceaux de planètes. Il n’y a pas de cursus pour exercer ce métier  : "il faut avoir l’esprit aventurier, curieux et aimer le soleil !" En effet, les « chasses »se déroulent souvent dans des déserts avec des températures pouvant atteindre  50°C. "Avec 6h de marche par jour, c’est entre 3 et 6 litres d’eau par jour que nous consommons".   Souvent les chasseurs de météorite ont un parcours de scientifiques. Marie Gerbet vient du milieu médical et Fabien Kuntz était chimiste. Le couple recherche d'ailleurs à faire naitre des vocations. 

La chute de la météorite de Beni M’Hira s’est déroulée en 2001 et c’est en 2013 que les chercheurs bisontins ont retrouvé sa trace. Ils expliquent leur aventure dans un livre "Beni M’Hira, la météorite oubliée" avec Pierre-Marie Pelé, un autre passionné et découvreur des derniers fragments de météorite en France. Cette découverte va permettre des avancées scientifiques en matière de reconnaissance des différentes variétés de météorites, en faisant le parallèle avec leur manière de se fragmenter sur le sol.

"Parfois c’est en ne cherchant pas que l’on trouve"

"Nous sommes allés « chasser » à Beni M’Hira, lieu connu d’une chute de météorite tombée en 2001. Beaucoup de monde l’avait entendu ce jour-là (à 100 km à la ronde) mais personne ne l'a vu. Les premières fois nous n’avions rien trouvé. Puis un autre jour, avec l’aide d’un guide pensant connaître le lieu d’impact et d’un berger qui nous a permis d’entrer dans son périmètre, nous sommes partis à la trace de ces fragments". 

Après deux heures de marche sous un soleil de plomb, ceux-ci ont momentanément arrêté les recherches. "Puis c’est en faisant une pause-tourisme en compagnie de dromadaires que Marie a retrouvé le premier fragment ! "  

Les fragments de Beni M’Hira âgés de 4, 56 milliards d’années  - à peine plus vieux que la Terre -  proviennent de la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter, comme dans huit, voire neuf cas sur dix. Dans les autres cas, ils proviennent de la Lune ou de Mars. Cela est donc beaucoup plus rare. Fabien Kuntz nous confie qu’il rêve encore du jour où il a découvert un morceau de lune. 

Un intérêt pour la recherche scientifique

 À chaque fragment retrouvé, ils ont pris une photo, identifié leur taille et leur géolocalisation précise. Cette cartographie a permis de déterminer précisément le point central de la chute, à 11,3 km du point officiel établi en 2001. Marie et Fabien sont ouverts et aiment travailler avec les chercheurs et les laboratoires. Souvent, ils n’hésitent pas à donner des échantillons de différentes météorites pour aider la recherche. Pour Beni M’Hira, ils sont en ce moment en lien étroit avec des chercheurs d’Aix-Marseille. 

 Livre : Beni M’Hira, la météorite oubliée 

Le livre est en commande sur Internet. Imprimé et envoyé à la demande par le site d'édition Mag Cloud 

La carte de localisation (photo ci-dessus): Le point d'impact est situé à 11km  du point officiel rapporté dans le "Meteoritical Bulletin" (sorte d'annuaire référençant toutes météorites officielles : http://www.lpi.usra.edu/meteor/ ).

Sophie

Météorites "Levez les yeux, regardez les étoiles !"

Fabien Kuntz et Marie Gerbet pensent que les gens ont perdu l’habitude d’observer les étoiles. Après 1900, avec l’avènement de l’électricité, des lumières dans les villes et de l’essor des médias, "on ne regarde plus assez le ciel". Entre 1830 et 1900, un nombre important de météorites a été rapporté. Généralement, les gens les donnaient au curé ou à l’instituteur du village. Maintenant ces spécimens sont dans les muséums ou encore au Vatican qui possède une impressionnante collection.

Une centaine de météorites tombent chaque année dans le monde. Une dizaine seulement est retrouvée. Les dernières météorites connues en France sont en Bretagne et à Draveil près de Paris en juillet 2011. Des étranges cailloux retrouvés sur une tuile, sur une voiture et dans un bac à fleurs se sont avérés être des fragments d’une météorite tombée à Draveil près de Paris le 13 juillet 2011. 

Dans le même mois en Bretagne, des gens ont entendu une explosion dans la nuit : il s’agissait d’une chute de météorite. Comme le sol y est très caillouteux et humide, les fragments se sont perdus dans la nature.

Beni M'Hira : l'intérêt scientifique

Pour Fabien Kuntz, l’intérêt serait pouvoir estimer le pourcentage d’ablation subit par la roche durant la chute et quelle masse est partie en poussière durant le vol. Ce calcul est possible en fonction de la vitesse et de l'angle d'arrivée, mais aussi de la taille calculée du bolide avant son entré dans l'atmosphère (étude isotopique de certains éléments chimiques), et du total de masse ramassée. Ces informations permettraient de savoir si Beni M'hira est dans les "standards" selon la nature de la roche de la météorite. "Une chondrite composée principalement de silicates, comme celle de Beni M'Hira, perdra bien plus de masse qu'une météorite de type sidérite, totalement métalliques "explique le chasseur de météorites. 

L'angle d'arrivée étant ici indéterminable par des témoins, la délimitation de la zone de chute peut également  permettre de le calculer indirectement. "Si la météorite était tombée à 90° par rapport au sol, tous les spécimens seraient circonscrits dans une zone circulaire. Il s'agirait d'une ellipse, d'autant plus allongée que l'angle est bas et donc de relier Beni M'Hira à un modèle global".

 

 

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