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Fousseret et le tramway : « Je ne suis pas dupe de certaines arrières-pensées »

Jean-Louis Fousseret ©carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
« Afin d’éviter la propagation d’informations inexactes ou d’interprétations trop rapides », Jean-Louis Fousseret a décidé de faire le point sur le dossier tramway à l’occasion d’une conférence de presse ce matin à 11h. «Le tramway à Besançon, ce n’est donc pas une lubie ou une marotte, mais une question vitale pour l’avenir de la capitale régionale et de son agglomération », a-t-il notamment estimé.

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Les principaux extraits de l’intervention du président de la Communauté d’agglomération du Grand Besançon :
 
"Pourquoi un tram ? Cette question est bien sûr fondamentale, mais elle est trop souvent occultée par ceux qui préfèrent se démener sur le terrain de la polémique.
Le tram, ce n’est pas une lubie du Président de l’Agglo ou du Maire. Le tram, c’est à Besançon, comme à Rennes, Nantes, Le Mans, Brest, Dijon, Mulhouse, Clermont-Ferrand, un grand projet d’urbanisme.
 
Le tram, c’est le sens de l’histoire et du développement du Grand Besançon
 
La construction de la première ligne de tramway de la capitale comtoise offre l’opportunité de créer un nouveau réseau de transports en commun performant, en articulant tram – réseau de bus Ginko – train – parcs-relais – modes doux, de repenser l’agglomération, de libérer de l’espace public, bref de donner de l’oxygène à notre territoire tout en l’embellissant, le dynamisant et la préparant aux enjeux du développement durable !
 
Une pièce maîtresse pour le développement urbanistique
 
Son arrivée dynamisera les grands projets portés dans l’agglomération. Le tram est l’élément qui rend cohérents les grands projets d’urbanisme, les uns par rapport aux autres, parce qu’il les relie.
 
La Ville et l’Agglomération se développent de manière cohérente via plusieurs projets structurants (Vaites, Viotte, hauts du Chazal, Brûlard Polygone, les Marnières à l’est...) qui sont tous pensés autour de l’épine dorsale du développement du Grand Besançon qu’est le tram.
 
Le tramway sera déterminant pour la réussite des Marnières, projet majeur pour le dynamisme commercial de tout l’Est de l’agglomération, et qui donnera une cohérence économique à l’ensemble de l’agglomération, d’Est en Ouest.
 
Un accélérateur pour le développement économique
 
J’entends parfois certains s’élever contre ce projet d’investissement qui serait selon eux « déraisonnable en temps de crise ». C’est là toute la différence entre ceux qui raisonnent à court terme et ceux qui voient loin : car pour moi, c’est justement parce que nous sommes en période de crise que nous avons un besoin impérieux de réaliser ce tramway ! Pourquoi ? Tout simplement parce le tram est synonyme de développement économique.
 
Je veux vous rappeler l’histoire de ce projet :
 
�� 2004 : Les élus du Grand Besançon lancent des études d’opportunité et de faisabilité d’un TCSP.
 
�� 16 décembre 2005 : Approbation par le Grand Besançon du schéma directeur du TCSP et poursuite des études préliminaires à sa réalisation. La décision est fondée sur le constat d’une augmentation du trafic automobile, d’une perte de vitesse commerciale sur le réseau GINKO et d’une stagnation de sa fréquentation.
 
�� Automne 2008 : Concertation préalable de la population, des partenaires institutionnels et socio-économiques sur le projet de TCSP.
 
A ce moment nous consultons la population.
 
Les services de l’Etat sont informés par le biais d’un document que j’ai ici.
 
Ce document conforte d’ailleurs 2 tracés car bien sûr nous avons attentivement étudié toutes les possibilités.
 
Les 2 tracés sont possibles. Ils sont soumis à la concertation.
Après cette concertation et réflexion, après avoir pesé avantages et inconvénients et tenu compte de tous les avis, l’agglo choisi intégralement le tracé place du 8 septembre et Palente Orchamps qui est préféré au tracé initial traversant les Vaîtes en direct, en direction des Marnières.
 
Dès cet instant, les services de l’Etat connaissent donc le tracé par le centre ville.
Aucune remarque ne nous est faite.
 
Fin janvier 2009, nous remettons au Préfet et au Ministre Borloo notre dossier indiquant le tracé par la Place du 8 septembre.
Aucune remarque à ce sujet.
 
Depuis mars 2008 de nombreuses rencontres ont lieu avec les services de l’Etat.
Le dossier est accueilli favorablement par l’Etat qui nous attribue le maximum, à savoir 30,1 M€ + 900 000 € du FEDER.
 
Toujours pas d’alerte sur ce problème des LAC (ligne aérienne de contact). L’inspecteur Général Perrignon, que j’ai rencontré dernièrement, me dit que c’est à l’occasion d’une rencontre pour le PSMV (plan de sauvegarde et de mise en valeur) qu’il apprend qu’il y a un projet de tramway à Besançon. Je lui demande de répéter : il confirme.
 
Alors que les services de l’Etat, la DRAC notamment, avaient bien sûr ces documents que je vous ai présentés et participaient même depuis mars 2008 à des réunions sur le tramway. Jamais le Président n’a été informé de ces problèmes. Il y a donc là pour moi un véritable mystère.
 
Et ce n’est que le 2 octobre, soit quelques moments avant la fin du délai de recours que le préfet m’écrit pour me signifier son opposition.
J’avoue ne pas comprendre
 
Cela dit, je ne suis pas dupe de certaines arrières pensées pour faire porter le poids politique de ces difficultés au président-maire.
 
Ma ligne de conduite est donc claire
 
Il a été décidé la création d’un groupe de travail conjoint Ville-Agglomération-Etat, qui fonctionne depuis plusieurs semaines maintenant, afin de trouver ensemble les meilleures solutions aux difficultés rencontrées.
 
Ce groupe de travail étudie en ce moment même différentes alternatives permettant de surmonter ces difficultés. Le rendu des études a été fixé à la mi-décembre. Nous allons donc étudier avec l’Etat l’alimentation par le sol, les supercapacités, les batteries et les surcoûts générés.
 
Pour finir, je tiens à souligner que je n’ai pas changé de position : la condition sine qua non de la réalisation de ce projet de tram reste pour moi le respect de l’enveloppe financière qui ne devra pas excéder 220 millions d’euros valeur 2008. C’est l’engagement que j’ai pris le 18 décembre devant le Conseil d’Agglomération.
S’il y a des difficultés financières ou techniques, je reviendrai devant le Conseil d’Agglomération, qui trancherait, si cela était nécessaire. Ce Conseil d’Agglo m’a d’ailleurs réaffirmé son soutien".
redaction

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