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Hollande : la gauche salue une décision "digne"… mais pas toute la gauche !

© depardon - cliquez sur l'image pour agrandir

De nombreux responsables politiques de gauche ont salué jeudi la dignité et le courage du président de la République après son renoncement pour 2017. "François Hollande a su trouver une issue digne à une situation qui ne l'était pas", estime notamment l'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement, dans une pique sans doute au Premier ministre Manuel Valls. La gauche de la gauche, elle, se veut beaucpoup plus critique...

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"C'est une décision courageuse, et une décision digne", a réagi sur RTL l'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui a déclaré le 16 novembre sa candidature à la présidentielle. Une décision "dont la seule motivation est l'intérêt supérieur de la France", a salué l'ex-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault. "Il a pris en conscience une décision difficile et hautement courageuse (...) qui permet à la gauche de préparer sereinement son avenir, qui commence aujourd'hui avec la primaire de la gauche", a de son côté réagi au cours d'une réunion publique à Pau Arnaud Montebourg, autre ministre de l'Economie déçu du quinquennat.

L'ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, que certains rêvent de voir se lancer dans la course, a salué sur Twitter "un moment de dignité comme la politique en était devenue avare". "L'exigence pour les gauches est colossale", a-t-elle ajouté. "François Hollande a su trouver une issue digne à une situation qui ne l'était pas", a estimé dans un communiqué l'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement, dans une pique sans doute au Premier ministre Manuel Valls.

Le ministre de l'Aménagement du territoire Jean-Michel Baylet a salué le "bilan remarquable" du chef de l'Etat. "Justice lui sera vite rendue, François Hollande est un grand Président de la République". Du côté du Front de gauche, les commentaires étaient sans surprise plus acerbes. "C'est un énorme aveu d'échec", a commenté Jean-Luc Mélenchon, pour qui M. Hollande a ainsi évité une "espèce de crucifixion pendant cinq mois".

"Ce n'est pas mon sujet de savoir si c'est juste ou injuste, courageux ou pas. Il a pris le pays dans des conditions et avec un programme, il ne l'a pas appliqué, il a totalement désorganisé son camp", a commenté le candidat de la France insoumise.  Même thématique de la trahison du côté du PCF: "On ne peut pas impunément  renoncer aux valeurs de gauche et trahir les engagements de campagne au nom du changement, après 10 ans avec la droite au pouvoir, sans en payer le prix", a écrit son porte-parole Olivier Dartigolles sur Facebook.

Pour Clémentine Autain, porte-parole d'Ensemble, le candidat qui prendra la relève de François Hollande, vraisemblablement Manuel Valls ne pourra se dédouaner du bilan du président qui lui collera au doigt "comme le sparadrap du capitaine Haddock".

Quelques réactions... 

Jean-Marc Ayrault, ex-Premier ministre, chef de la diplomatie française:

"Je salue la décision digne et courageuse de François Hollande, dont la seule motivation est l'intérêt supérieur de la France." (Twitter) 

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation Nationale:

"Je veux  saluer la décision d'un homme d'État, qui a toujours fait passer l'intérêt de la nation avant sa personne. Comme militante socialiste, je sais que cette difficile décision n'a été dictée que par les exigences du rassemblement de notre famille politique, à laquelle François Hollande a toujours oeuvré."  (Facebook)

 Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux:

"Surprise. Courage. Respect"  (Twitter)

Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre:

"François Hollande a su trouver une issue digne à une situation qui ne l'était pas." (Twitter)

Thierry Mandon, secrétaire d'État en charge de l'Enseignement supérieur et de la Recherche:

"François hollande est intervenu en combattant politique. Il y a un effet de surprise. (...) Il y a un effet +primaire+, qui est pour beaucoup dans ce type de décision." (RTL)

Jean-Vincent Placé, secrétaire d'État à la Réforme de l'État, Union des démocrates et des écologistes:

"Beaucoup d'émotion personnelle devant tant de dignité. Décision courageuse. Un homme d'État." (Twitter)

Christiane Taubira, ancienne garde des Sceaux:

"Un moment de dignité  comme la politique en était devenue avare. L'exigence pour les gauches est colossale." (Twitter)

Didier Guillaume, président du groupe socialiste au Sénat:

François Hollande "a été lucide, honnête et courageux (...) Ce soir, je suis triste, je veux simplement lui dire merci, merci pour ce qu'il a accompli et la vie continue, rien ne se termine aujourd'hui. Nous allons continuer à porter le flambeau de ce qu'il a fait." (sur RTL) 

Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français: 

"On ne peut pas impunément renoncer aux valeurs de gauche et trahir des engagements  de campagne au nom du changement, après 10 ans avec la droite au pouvoir, sans en payer le prix. Il n'y avait pas le moindre +trou de souris+ pour Hollande et le maître du temps élyséen a vu, inexorablement, l'heure de sa chute arrivée." (Communiqué)

Danielle Simonnet et Éric Coquerel, coordinateurs politiques du Parti de Gauche:

"La déclaration de non-candidature de François Hollande à l'élection présidentielle marque l'ultime renoncement d'un quinquennat qui les collectionna. (...) Ce quinquennat fut également celui de grandes régressions, sur l'âge de la retraite, sur la casse du code du travail, sur nos services publics, d'atteintes à nos libertés fondamentales. Ce bilan inassumable par Hollande le sera tout autant par n'importe lequel des candidats issus des primaires du PS." (communiqué) 

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France:

"La décision de François Hollande de ne pas briguer un second mandat à la tête du pays est digne. Explosion du chômage, de l'immigration, de la pauvreté, son bilan catastrophique à la tête du pays ne pouvait lui permettre de faire autrement." (communiqué)

Jean-François Copé, député-maire de Meaux (LR):

"Décision digne et lucide de François Hollande qui n'efface en rien son bilan calamiteux qu'il partage avec toute la majorité socialiste." (Twitter)

 Philippe Vigier, président du groupe UDI à l'Assemblée nationale:

"Le piège s'est refermé sur François Hollande: le mensonge sur lequel lui et sa majorité ont été élus, ont conduit à un quinquennat d'échecs et de reniements (...) Ce enoncement aura été le seul moment de lucidité du quinquennat de François Hollande." (communiqué) 

Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse:

"Les Français en ont fini  avec le duo des trahisons Hollande-Sarkozy. Ils ne prolongeront pas l'échec  avec leur Premier ministre." (Twitter)

Damien

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