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Intempéries : les agriculteurs réclament des mesures d’urgence

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Les intempéries agricoles en Bourgogne-Franche-Comté ©FRSEA Bourgogne-Franche-Comté - cliquez sur l'image pour agrandir
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Les syndicats agricoles, la FRSEA et les JA de Bourgogne-Franche-Comté demandent à l’État de prendre des mesures d’urgence suite aux intempéries. Plus de 10 000 hectares de maïs n’ont pas encore été semés dans la région à la date du mardi 21 juin 2016, alors que début mai est la période traditionnelle de plantation.

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La Fédération Régionale des Syndicats d’Exploitants Agricoles et les Jeunes agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté demandent à l’État de prendre des mesures d’urgence suite aux intempéries de ces dernier mois. Ce mardi 21 juin 2016, les deux syndicats souhaitent que le gouvernement applique la réglementation de la Politique Agricole Commune. Ce texte préconise, lors de circonstances exceptionnelles pour l’agriculture, des aides publiques.

10 000 hectares non semés

Sur l’ensemble de la région, les sols sont mouillés, presque noyés suite aux intempéries de ces derniers mois. C’est l’un des printemps les plus arrosés depuis 150 ans avec une pluviométrie supérieur à plus de 25 % que sur les années précédentes. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 10 000 hectares de maïs n’ont pas pu être semés, alors que cette plantation s’effectue début mai. "Les terres doivent être sèches pour que les agriculteurs puissent semés", explique Alex Sontag, directeur FRSEA Franche-Comté. Suite à ce retard le maïs va perdre 50% de sa valeur, les agriculteurs ne pourront faire les foins et devront achetés du fourrage : "une charge de plus à l’heure où ils n’ont pas de trésorerie" explique Alex Sontag. Toute la région est fortement impactée car des fleuves comme le Doubs, la Saône et la Loire circulent sur le territoire et irriguent les domaines. Alex Sontag, directeur de la FRSEA Franche-Comté indique qu’en plus, "les animaux sont sensibles, notamment les bovins,  à l’humidité et les éleveurs doivent payer pour des soins surtout pour les poumons".

Les exigences

Les syndicats agricoles demandent à l’État d’appliquer des mesures d’urgence liées à la PAC. Notamment, la reconnaissance du gouvernement de catastrophe naturelle dans toutes les communes concernées, le maintien de l’éligibilité aux aides de la PAC pour les surfaces touchées, y compris pour les parcelles dont les récoltes ont été détruites ou non semées.

Les JA et la FRSEA demandent des dégrèvements de la taxe sur le foncier non bâti et des remises gracieuses, le cas échéant, des différents impôts et taxes dont sont redevables les exploitants touchés.

Pour les syndicats il est important de mettre en place des mesures adaptées aux difficultés concrètes du terrain.

Lou

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