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L’Unesco, un facteur de développement touristique pour la Franche-Comté ?

La citadelle de Besançon ©carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
La région compte désormais trois sites figurant sur la liste du patrimoine mondial. Une bonne aubaine pour la fréquentation touristique ?

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La saline d’Arc-et-Senans a été la première à s’illustrer. L’Unesco l’a retenue dans sa liste en 1982. Besançon et ses fortifications ont été classées en 2008 et les salines de Salins-les-Bains en 2009. Comment ces trois sites gèrent cette distinction très enviée, partagée par seulement 890 biens culturels ou naturels dans le monde ? La France compte 31 de ces sites remarquables considérés comme ayant « une valeur universelle exceptionnelle».
 
A Besançon, l’évolution de la fréquentation de la Citadelle, avec 262 851 visiteurs en 2008 contre 274 539 en 2007, n’a pas bénéficié de la marque Unesco. Même si l’inscription ne s’est faite qu’en juillet on aurait pu s’attendre à un regain d’intérêt pour le site bisontin au deuxième semestre. C’est le contraire qui s’est passé avec une baisse de 11 688 visiteurs.  
 
« On ne peut pas prendre comme seul point de référence la Citadelle », objecte Gilles Dreydemy, directeur de l’Office du tourisme et des congrès de la capitale comtoise. « Nous n’avons encore aucun chiffre fiable en terme de fréquentation et de retombées économiques liées à l’Unesco. C’est trop tôt. Pour faire un vrai bilan, il faut attendre le 31 décembre», poursuit Gilles Dreydemy en décelant toutefois une diversification de la clientèle et une demande accrue de renseignement de la part des touristes étrangers.
 
Jean-François Girard, adjoint au tourisme et président de la Citadelle et de l’Office du tourisme, relève également une augmentation sensible de la fréquentation des sites internet de la Ville, de la Citadelle et de l’Office, « malgré la baisse globale de l’activité touristique en France ». Cet intérêt suscité par les sites internet lui fait dire que « Besançon devient une destination possible et que les gens se questionnent ».
 
La capitale comtoise est-elle pour autant devenue « irrésistible » comme la laisse entendre une nouvelle campagne de pub de la Ville ? Tout le monde est d’accord pour dire qu’un site, même exceptionnel, ne suffit pas, il faut le faire connaître. Il aura fallu un an pour que des panneaux annoncent le long de l’A36 que Besançon est inscrite au patrimoine de l’humanité. Combien de temps faudra-t-il pour sensibiliser restaurateurs et hôteliers à cette nouvelle donne ? « Si les professionnels ne prennent pas conscience eux-mêmes de leur devoir d’accueil et de qualité, Besançon restera une ville moyenne », s’inquiète l’adjoint au tourisme.
 
« L’effet Unesco n’est pas vraiment quantifiable, mais l’inscription a mis en route une machine à mieux communiquer, à mieux accueillir et à faire prendre conscience aux citoyens de Besançon l’intérêt qu’ils ont à défendre leur ville », se rassure Jean-François Girard, conscient, tout de même, que le chantier est loin d’être abouti. « On va devoir se rapprocher des autres sites Unesco, y compris ceux de la Suisse, et travailler ensemble à la création de packs touristiques qui intègrent tous les sites labellisés, mais aussi la chapelle de Ronchamp et le château de Joux », suggère le Monsieur tourisme de Besançon.
redaction

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