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Le cri d’alarme des acteurs de l’insertion

25 associations tirent la sonnette d’alarme sur leur situation précaire. Tandis que l’Etat réduit son financement, la population en difficulté augmente…

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La FNARS (Association régionale des associations d’accueil et de réinsertion sociale) a invité la presse ce mardi à Besançon pour mettre en évidence les difficultés de ses 25 membres, gérant 32 établissements, face au désengagement de l’Etat. Selon la FNARS, dont les activités relèvent de la compétence étatique, l’aide de ce dernier est en baisse de 10%, alors que les missions de prévention de l’exclusion et de l’insertion des personnes vulnérables ne cessent de gonfler (+ 20%).
 
« C’est de la folie, on ne peut pas avoir 100 000 chômeurs de plus par mois avec ses inévitables conséquences et en même temps constater une diminution des moyens consacrés à l’accueil », s’est exclamé un responsable d’association. « On ne peut pas se contenter de nourrir et de coucher les gens, nous devons les prendre en charge comme des personnes à part entière en les rendant autonomes », a expliqué un autre.
 
Outre la qualité qui ne sera plus forcément au rendez-vous, les responsables de ces associations craignent les retombées économiques pour leurs propres structures qui comptent 200 salariés en Franche-Comté pour 3300 bénéficiaires. Certaines annoncent d’inévitables licenciements après deux ans de gel des salaires. « Comment fonctionner en 2009 si nous n’obtenons pas une rallonge ? ». C’est la question lancinante posée par le milieu associatif dont les besoins ont été de 9,2 millions en 2008, alors qu’elles n’ont touché que 8,3 millions de l’Etat.
 
Elles réclament donc avec insistance de pouvoir bénéficier d’un millions d’euros dans le cadre du volet social du plan de relance. Sinon, elles seront contraintes de s’adresser aux conseils généraux et aux municipalités qui, en Franche-Comté et plus particulièrement à Besançon, vont déjà bien au-delà de ce qu’elles devraient financer alors que ce domaine relève de l’Etat. « A Besançon, quand l’Etat verse 700 000 €, la Ville en met 1,3 million. L’Etat paie pour un tiers de sa compétence », a relevé un représentant de la mairie.
 
En matière de dispositif d’accueil des demandeurs d’asile, le retrait de l’Etat a entrainé une baisse de 60% des possibilités dans la région. Selon un de ses responsables, « on peut craindre l’avènement d’une France du repli sur soi, ce qui serait la pire catastrophe ».
 
 
redaction

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