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Le départ «précipité» du préfet de Haute-Saône

Pierre-André Durand lors de son installation il y a 17 mois ©archives carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
Après seulement dix-sept mois de présence à Vesoul, Pierre-André Durand quitte la préfecture de Haute-Saône. La nomination du préfet de Haute-Saône à la direction du cabinet du ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, en a surpris plus d’un. À tel point que certains se demandent s’il ne s’agit pas d’une sanction, alors que son arrivée dans le département remonte seulement à novembre 2008.

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Lors de son installation, il avait expliqué que les préfets étaient des « nomades administratifs ». Il ne pensait pas si bien dire… Sauf que certains s’interrogent sur ce départ « précipité », alors même que Pierre-André Durand jouissait d’une excellente réputation, notamment auprès des élus de Haute-Saône.
 
« Avec ce préfet, j’ai eu d’excellents rapports. Je note son départ rapide, mais je ne m’explique pas pourquoi », relève le maire de Lure, Éric Houlley, qui se dit à la fois « surpris et déçu ».
 
C’est pourtant à Lure que certains croient entrevoir les raisons du départ du préfet qui aurait annoncé précipitamment la fermeture au public de certains services de la sous-préfecture sans concertation avec les élus.
 
Éric Houlley reconnaît avoir été en désaccord avec lui à ce sujet. « Effectivement, je n’ai pas été consulté et je regrette que l’accueil au public de la sous-préfecture risque de fermer », poursuit-il avec prudence.
 
Une réserve qui tranche avec la détermination du maire de Champagney, Gérard Poivey, qui a fait voter le 15 mars dernier par son conseil municipal une « motion défense de la sous-préfecture » dans laquelle était évoqué un projet de fermeture.

Dans sa réponse, Pierre-André Durand avait qualifié les propos du maire « d’inconséquents », tout en lui confirmant que la fermeture de la sous-préfecture n’était pas à l’ordre du jour et qu’il s’agissait simplement de la « dégager des fonctions de délivrances des titres » comme les passeports, les cartes nationales d’identité et les cartes grises qui peuvent désormais être obtenus « plus aisément et plus rapidement » ailleurs.
 
Cette affaire, gérée selon certains à la hussarde, pourrait-elle être à l’origine du déplacement aussi rapide du préfet ? « C’est un des facteurs mais pas le seul. Après les régionales et leurs résultats défavorables pour la droite, Nicolas Sarkozy règle ses comptes au nom de son poulain Alain Joyandet », croit savoir Gérard Poivey, qui ne remet pas pour autant en cause « le professionnalisme et le sens des responsabilités » du préfet Durand.
 
Ce dernier, né à Antibes en 1960, a commencé son parcours professionnel comme auxiliaire de bureau à la Ville de Nice en 1980. Puis, de concours en concours, il a gravi tous les échelons jusqu’à entrer à l’École nationale d’administration (Ena) en 1989.
 
Et, à partir de 1993, il a occupé plusieurs postes de directeur de cabinet et de secrétaire général. Avant d’être nommé préfet pour la première fois en Haute-Saône, il était secrétaire général de la préfecture du Nord et sous-préfet de Bayonne.
Il est désormais directeur de cabinet du ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, «homme du sud» comme lui.
 
Et s’il avait tout simplement été repéré (par Claude Guéant ?) pour ses qualités professionnelles censées encadrer un ministre un peu turbulent ? C’est une autre hypothèse évoquée en Haute-Saône pour expliquer son rapide départ à Paris.
 
redaction

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