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Le rendez-vous raté de la Franche-Comté au Sirha de Lyon

©dr - cliquez sur l'image pour agrandir

C'est "le" rendez-vous mondial de l'hôtellerie et de la gastronomie. Un évènement, créé par Paul Bocuse il y a 32 ans qui se tient tous les deux ans à Lyon et attire près de 3.000 exposants sur 130.000 m2. Le Sirha, c'est aussi 650 nouveautés, une douzaine de blogueurs internationaux, 32 pavillons internationaux. Bref, c'est "THE" place to be. Et les régions l'ont bien compris à l'exception de la Franche-Comté. Si elle n'était pas totalement absente du 24 au 28 janvier, elle était presque invisible…

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En 2013, le salon avait attiré 185.500 visiteurs. En 2015, autour des 20 concours, des Bocuse d'Or et des 3.000 exposants, c'est le monde de la restauration et de la gastronomie qui était en ébullition. La Picardie, Le Nord-Pas-de-Calais, l'Alsace, Rhône Alpes. La plupart arboraient fièrement leurs couleurs régionales. 

Nos voisins de Bourgogne se sont mis à l'aise sur un stand de 200 m2 intègrant les sept AOP (appellation d'origine protégée) de Saône-et-Loire, ainsi qu'une dizaine d'entreprises. 

Un manque criant de visibilité pour la Franche-Comté 

Comparé à 2013 où 44 entreprises franc-comtoises étaient présentes dont 26 sous la bannière du CPPR (comité de promotion des produits régionaux), le stand de la Franche-Comté avec son logo "L'originale" faisait triste mine cette année et se limitait à un demi-stand juste aux côtés des escargots de Roger Dutruy de Marnay. 

Pas de grand étendard "un peu, beaucoup, Franche-Comté", mais une dizaine de sociétés dispersées : Jean-Louis Amiotte, Agrodoubs, BVB France (thé …), Dadaux (matériel agroaliamnetaire), Dutruy Roger (escargots), Embaline (emballage premium), Grandes Distilleries Peureux, Imagram Elixia, Scaritech (matériel pour métiers de bouche). On dit souvent que la région est trop discrète et ne sait pas vanter ses mérites. Cette édition 2015 du Sirha en a encore été la preuve. On compte pourtant une vingtaine de filières d'excellence dans le domaine de l'agroalimentaire dans la région. 

La Franche-Comté commencerait-elle déjà à s'effacer face à sa voisine ? En fait, le dossier aurait été déposé trop tard et l'organisation des salons internationaux, comme le Sirha, est confiée depuis le 1er janvier 2015 à la CCIR suite au Plan régional d’Internationalisation des Entreprises de Franche-Comté. Le Conseil Régional a décidé de recentrer la compétence export sur la chambre de commerce et d'industrie régionale. Sur ce coup-là, on peut dire que c'est raté. 

T. Belin (société Jean-Louis Amiotte) : "Nous sommes très contents de l'ambiance" au Sirha 

On pourra se consoler en se disant que nous avions tout de même neuf sociétés présentes. Thierry Belin, des salaisons Jean-Louis Amiotte, parle d'un séjour "intense et toujours enrichissant". "C'est le gros salon en France. Il y a Paris, plus tourné vers l'export et puis le Sirha de Lyon, qui correspond bien à nos PME de tailles familiales. Nous sommes très contents de l'ambiance et des relations que nous entretenons avec nos partenaires"  poursuit le directeur commercial.  "Le Sirha permet aussi de s'ouvrir de nouveaux marchés même si nous sommes aujourd'hui connus et reconnus dans le milieu. Les plus jeunes sociétés ont, c'est sûr, tout à y gagner…

Rendez-vous donc dans deux ans pour le Sirha 2017, avec très certainement un stand fusionné "Bourgogne Franche-Comté", mais, sur le plan gastronomique, les deux régions n'auraient-elles pas intérêt à conserver leur identité ? Une identité qui, comme le rappelaient les deux présidents de régions en avril dernier, n'est pas soluble dans la fusion. "On ne va pas toucher à la saucisse de Morteau ou au Comté !" s'était alors exclamé Marie-Guite Dufay.

Damien

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