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Plusieurs syndicats demandent la démission du président de l'Université de Franche-Comté

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Suite au blocage du conseil d'administration de l'Université de Franche-Comté ce mardi 14 février à Besançon, 18 étudiants ont été placés en garde à vue pour "séquestration". L'intersyndicale de l'Université de Franche-Comté (Ferc-Sup CGT, FSU, FO, SUD Education, AMEB Solidaires Etudiant.e.s, UNEF) demande aujourd'hui la démission de Jacques Bahi, président de l'Université. Un nouveau rassemblement s'est déroulé ce mercredi à 8 heures devant le commissariat pour demander la libération des étudiants.

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Le syndicat AMEB Solidaires Etudiant.e.s appelait à une "occupation pacifique" du Conseil d’administration de l’Université "pour surseoir à la décision d’appliquer la sélection en master et demander la tenue d’une réunion publique. Qu’on les partage ou non, ces revendications sont légitimes et ce n’est pas à la présidence d’en décider autrement", indique le syndicat dans un communiqué. 

"Personne n’a été séquestré" 

Pour rappel, une vingtaine d'étudiants s’est faufilée dans le bâtiment de la Maison de l’Université rue Goudimel et a pénétré dans la salle du conseil, certains portant des masques à l'effigie du président de l'Université. Selon l'intersyndicale de l'Université de Franche-Comté, "la salle du conseil était auparavant verrouillée par l'un des DGS adjoints". 

Les syndicats précisent qu’"Il n’y a eu aucune violence, tout s’est déroulé dans le calme, les étudiant.e.s avaient apporté des brioches. Précisons que le président n’était pas encore arrivé, ni la plupart des membres de ses listes. Personne n’a été séquestré, le vice-président étudiant du CA s’est d’ailleurs éclipsé très rapidement. Jusqu’à l’intervention de la police, l’atmosphère était bon enfant, les étudiant.e.s avaient confectionné des masques en papier à l’effigie du président." Et d'ajouter que "Rien d’extrémiste ni de radical dans ce mode d’action qui a été adopté par des générations et des générations d’étudiant.e.s." 

"Toutes les dégradations sont le fait des forces de l’ordre" 

L'intersyndicale de l'Université de Franche-Comté dénonce une intervention des forces de l'ordre "disproportionnée". Selon les syndicats, "Au lieu de négocier et d’engager le dialogue, la présidence a choisi la force en faisant appel à l’intervention des forces de police. Bel exemple de dialogue social ! Cette intervention a été totalement disproportionnée : les étudiant.e.s, une douzaine vingtaine, ont été violemment empoigné.e.s, frappé.e.s, écrasé.e.s, plaqué.e.s au sol puis menotté.e.s les mains dans le dos par une vingtaine de policier.e.s en tenue anti-émeute. Le mobilier de la salle du conseil a été bousculé et projeté contre les murs, toutes les dégradations sont le fait des forces de l’ordre." 

"Des élus se sont sentis mal après l’intervention violente de la police" 

Le président de l'Université qui déclarait mardi soir que des membres du CA avaient été "violentés psychologiquement". En réponse, le syndicat étudiant évoque que "Des élu.e.s se sont senti.e.s mal après l’intervention violente de la police ; toutes les violences psychologiques sont le fait des forces de l’ordre appelées à la demande express de la présidence." 

L’intersyndicale des personnels FERC.Sup CGT, FSU, SUD Éducation, FO, soutenue par l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s et l’UNEF, "exige la démission de Jacques Bahi et de son équipe et demande la libération immédiate de tous et toutes les étudiant.e.s."

"Est-ce un crime ?"

De son côté, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) se demande si "Revendiquer la non-sélection pour la poursuite de ses études, est-ce un crime ? Un délit ? Apparemment en tout cas, pour la présidence de l’UFC, c’est un horrible affront qu’elle ne tolère plus." Et d'ajouter "Quoi de plus normal pour une institution qui se prétend vouloir élever le niveau de conscience, de réflexion et d’échange ? Manifestement, ces belles idées restent rangées au fond des cartables des gestionnaires, et ce n’est pas la conception du débat pour la présidence de l’université… C’est peut-être ça leur « dialogue social » : évacuation violente par les forces de l’ordre, 18 étudiants en garde à vue accusés de séquestration et de rébellion pour deux d’entre eux, poursuites judiciaires et conseil de discipline !"

(Communiqués)

Alexane

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