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Les frontaliers en appellent aux députés pour garder leur assurance privée

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100 manifestants à Paris

Des frontaliers demeurant en France et travaillant en Suisse ont manifesté mercredi 16 octobre 2013 à Paris pour conserver leur droit de choisir une assurance privée afin de couvrir leur frais de santé. Un amendement au projet de loi de finances de la Sécurité sociale, déposé par la députée du Doubs Annie Genevard, sera examiné en séance à partir de mardi prochain, reprend leur revendication.

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Une centaine de frontaliers - Français et Suisses - se sont réunis près de l'Assemblée nationale en début d'après-midi à l'appel du collectif " frontaliers ou bien?", munis de pancartes sur lesquelles était écrit "Non à la perte des emplois en zone fontalière " ou "Oui au libre choix".

Ces travailleurs avaient jusqu'à présent le choix entre le système suisse (LAMal), l'assurance maladie française (la CMU, couverture maladie universelle) ou une assurance privée, souvent moins onéreuse.

A partir du 1er juin 2014, ceux qui auront choisi d'être assurés en France ne pourront le faire qu'à travers la Sécurité sociale. Ils ne pourront plus prendre une assurance privée, a annoncé le gouvernement fin septembre.

"Nous obliger à cotiser, c'est toucher à notre pouvoir d'achat et à toute l'économie frontalière qui est très dépendante de cette situation", estime Valérie Pagnot, porte-parole du collectif qui réunit cinq associations représentant environ 51.000 frontaliers."Aujourd'hui nous voulons sensibiliser les parlementaires qui débutent l'examen du budget de la Sécu : les frontaliers doivent pouvoir opter pour une assurance privée, plus adaptée à leurs besoins", a ajouté Mme Pagnot affirmant avoir reçu le soutien d'élus de tous bords.

L'amendement de Bernard Accoyer, député UMP de Haute-Savoie, et de Annie Genevard, députée UMP du Doubs, propose de prolonger de six années leur droit d'option, au motif que la fin de ce droit "ne manquerait pas d'entraîner de nombreuses et graves difficultés pour les travailleurs frontaliers ", qui ne pourraient plus se faire soigner en Suisse faute de prise en charge.

Les frontaliers se trouvent aussi "dans des conditions de précarité et de droit du travail qui n'ont rien à voir avec celles qui prévalent en France", arguent aussi ces élus. 

La décision du gouvernement, qui fera l'objet d'un décret, devrait rapporter 100 millions d'euros à la sécurité sociale la première année, 150 millions par la suite.

"Cela représente pour moi une perte de 400 à 500 euros par mois pour une couverture limitée à 70% (part prise en charge par la Sécurité sociale pour la majorité des soins) alors que mon assurance couvre 100% de mes frais de santé. Il faudra limiter nos dépenses et c'est notre pouvoir d'achat qui va s'en ressentir", a témoigné Stéphanie Jacquet, qui travaille dans l'horlogerie en Suisse.

Le groupement frontaliers européen (GTE), principale association de travailleurs frontaliers, s'est également associé au mouvement.

Des rassemblements sont par ailleurs prévus dimanche à Pontarlier (Doubs), Annemasse (Haute-Savoie) et Saint-Louis (Haut-Rhin), a indiqué le collectif .

Quelque 169.000 personnes résident en France et travaillent en Suisse, parmi lesquelles une petite minorité de Suisses.

Seuls quelque 7.000 frontaliers sont assurés en Suisse.

Parmi les autres, 9.000 cotisent à la CMU tandis que 153.000 cotisent à une assurance privée.

Les frontaliers résident dans le Doubs, la Haute-Savoie, la Savoie, le Jura, le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort.

 (Source : AFP)

Vincent

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