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Les "radars-tronçon" vont fleurir en France…

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Après les radars fixes, l’installation d’une quarantaine de radars mesurant la vitesse moyenne des véhicules sur une section de route seront installés progressivement d’ici la fin de l’année en France. Et C’est la RN 57 de Besançon qui passe la première ! Ce système qui existe déjà en Italie ou en Norvège est salué par les associations d'usagers.

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Le premier radar "vitesse moyenne", ou "radar-tronçon", sera mis en place ce mercredi dans le tunnel du Bois de Peu sur la voie des Mercureaux de la RN57 contournant Besançon.  Le second sera posé le 26 juin en Loire-Atlantique sur le pont de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), et le troisième courant juillet sur la RN21 à Pujols (Lot-et-Garonne).

Toujours précédés d'un ou plusieurs radars pédagogiques, qui signalent la vitesse aux conducteurs sans sanctionner, "ces dispositifs verbaliseront les conducteurs en infraction à partir du mois d'août, après une période de test", et par la suite "une quarantaine d'équipements supplémentaires seront mis en place d'ici à la fin de l'année en France métropolitaine", indique la Sécurité routière.

 Une baisse de 50 % de la mortalité

 Les radars-tronçon existent déjà en Italie, en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Norvège par exemple, où ils ont eu une efficacité notable. En 2010, le ministère des Transports évoquait une baisse de 50% de la mortalité sur les portions de route ainsi surveillées.

Contrairement aux radars fixes traditionnels qui "flashent" au passage des véhicules en excès de vitesse, les radars-tronçon mesurent la vitesse moyenne sur "une section de plusieurs kilomètres, et non plus seulement en un point", explique la Sécurité routière. "En allongeant la zone de contrôle de la vitesse, ces équipements ont pour but de lutter contre le comportement dangereux de certains conducteurs qui freinent à l'approche d'un radar (traditionnel) et ré-accélèrent après l'avoir dépassé".

Ces radars « nouvelle-génération »  seront "prioritairement déployés sur des portions de route où une vitesse excessive est particulièrement accidentogène comme les rétrécissements de voie, les franchissements de tunnel et de pont, ou les successions de virages. Ils contrôleront l'ensemble des véhicules sur la section équipée afin d'identifier les véhicules en infraction. Ces nouveaux radars ne +flashent+ pas, car ils fonctionnent à partir d'un système infra-rouge", prévient la Sécurité routière.

 Bon accueil des associations de sécurité routière

 "Ces radars sont vraiment une des réponses possibles pour les conducteurs qui se jouent des radars fixes, en freinant à leur hauteur et en réaccélérant ensuite", a estimé Chantal Perrichon, de la Ligue contre la violence routière. Elle souligne néanmoins que son association avait demandé leur installation dès 2003 - une expérimentation avait alors été menée sur l'A10 au nord d'Orléans - "mais à l'époque les autoroutiers n'y étaient pas du tout favorables".

 "C'est bien car cela va permettre de mesurer le respect de la réglementation à des endroits où c'était difficile de le faire", comme les tunnels, les ponts, etc, se réjouit Jean-Yves Salaün, de la Prévention routière.

 Quant au lobby automobile, il juge que "c'est utile dans les lieux dangereux et pour remplacer une multiplicité de radars (traditionnels) qui sont gênants", comme dans le tunnel de l'A86 qui en compte six, juge Louis Derboulle, de 40 millions d'automobilistes. M. Derboulle ajoute immédiatement: "par contre, si c'est utilisé sur une portion de 30-40 km d'autoroute, là c'est scandaleux, c'est pour faire du chiffre!"

 Au 1er juin, la France comptait 2.190 radars fixes, 1.209 radars pédagogiques, 933 radars mobiles, 659 radars aux feux rouges, et 8 radars sur des passages à niveau, selon la Sécurité routière.

 (source : AFP) 

Damien