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Lettre ouverte à M. le maire : "Où sont l’écologisme, le socialisme, l’humanisme de cette municipalité ?"

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Dans une lettre adressée au maire de Besançon, Jean-Louis Foussseret, et au président de “Grand Besançon Habitat”, Michel Loyat, un locataire de la rue Frères Mercier s’indigne après la démolition d’une vigne vierge dans la cour d’un immeuble.

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La lettre ouverte est signée Jacques Pautard : 
 
« Ce matin 22 janvier 2010 nous sommes réveillés, locataires de l’Office municipal HLM que nous sommes dans la rue des Frères Mercier, par le hurlement d’une tronçonneuse dans notre cour. Deux ouvriers sont en train de scier à la base la vigne vierge ornant, ombrant et humanisant nos façades depuis vingt cinq ans… Comme, bouleversés nous demandons des explications, on nous envoie grossièrement paître et on détruit le reste de la plante qui couvrait trois façades et dont l’immense squelette va demeurer là des années comme un témoignage de l’incurie présidant aux décisions de l’Office. Car en débarrasser murs et pignons coûterait une fortune… alors qu’il suffisait de changer trois crochets de quatre sous à un tuyau de descente pour que cette merveille de vigne vierge continue de faire vivre les saisons dans cette cour désormais glabre et sinistrement chargée de bois mort.
        
 Voilà quelques vingt cinq années – depuis que ces bâtiments existent pour certains – que nous vivons et payons un loyer dans ces lieux auxquels nous sommes donc attachés comme à des éléments et moments de nos vies, une partie de notre humanité. Cette vigne vierge par exemple que nous avions déjà sauvée il y a dix ans d’une tentative de destruction par les balayeurs trouvant que cela faisait trop de feuilles à ramasser chaque automne… et qui avait repris vie à la satisfaction de tous… que l’on vient de détruire sous nos yeux, sans prévenir, sans un mot, une discussion, une explication, comme si nous n’existions pas, n’étions rien, n’avions rien à voir avec la maison même où nous vivons et où nous avons fini par former une communauté… Comme si nous étions abstraction, quantité négligeable, néant !
 
L’an dernier c’était nos “mètres carrés sociaux“ : une salle prévue dès la construction des bâtiments pour être un lieu de réunion, de convivialité, ainsi qu’un lieu de jeux abrité pour les enfants de la maison. Une salle commune donc, où l’an dernier un employé de l’Office nous demande de rassembler les “encombrants“ que des partants indélicats avaient laissés dans les communs car, nous dit-il, un camion a été mandé pour les évacuer… nous le faisons. Aussitôt un autre employé (car tout le monde, le moindre balayeur, est roi sur votre vie lorsque vous êtes logé par l’Office) un autre, donc, décide de nous punir de l’initiative prise par son collègue et nous prive définitivement de nos mètres carrés sociaux. Nous aurons beau pétitionner, rencontrer la hiérarchie, dont nous obtenons de vagues promesses : rien !…
Nous ne sommes rien ! Nous n’avons rien à dire chez nous… NOUS N’AVONS PAS DE CHEZ NOUS! Nous sommes des sans domicile, des sans droits… et ce n’est pas figure de style… : la protestation que j’élève ici EST UNE PRISE DE RISQUE compte tenu du type de rapports que depuis toujours l’Office a institué avec ses locataires, c’est-à-dire : refus de tout dialogue, toute prise en considération de l’avis des gens – dont parfois la vie toute entière s’est déroulée sur place – réaction autoritaire et menaçante face à la moindre prétention d’émettre une protestation ou même une suggestion… prise de décisions bureaucratiques et unilatérales à l’aveugle, si inadaptées ou coûteuses puissent- elles être... J’en donne pour exemple ce changement soudain et inexpliqué voici deux ans de toutes les boîtes à lettres (les précédentes étant pourtant en parfait état nous en pouvons tous témoigner) ; puis toutes les portes d’entrées, montant et ferrures comprises ( parce qu’une seule serrure fonctionnait mal… )
 
En eut-on parlé  avec nous, nous aurions signalé que l’état des installations électriques était – depuis vingt cinq ans – plus pressant à revoir que celui de boîtes aux lettres elles tout à fait intactes… De même si l’on nous avait associé à la chose aurions nous pu souligner que la question des encombrants laissés par des partants ne pouvait être résolue par des sanctions retombants forcément sur ceux qui restent, et n’y peuvent mais !… (Ne pouvait de manière générale – et réaliste – être résolue de la façon – ou la non façon – dont on se refuse de la voir en face actuellement. )
Nous avons fait tout notre possible au fil du temps pour établir une relation humaine et utile avec les successives hiérarchies comme avec les plus modestes employés de l’Office, elle nous a toujours été refusée ! Ceci malgré que chacun puisse constater les résultats parfaitement contre-productifs que ces habitudes (cette véritable “culture d’entreprise”) donnent dans les quartiers dits difficiles… et dont nous sommes particulièrement affectés de voir qu’année après année elles se perpétuent – s’aggravent – dans les petites unités plutôt paisibles et conviviales comme la nôtre où, bien que tout y pourrait être facilement concerté, on impose cet éprouvant rapport de force à tout prix et les aberrations qu’il induit (tel ce squelette de vigne morte qui va à présent orner les façades de notre maison).
 
Alors se pose cette question : pourquoi … d’un organisme dépendant d’une municipalité SOCIALISTE ne peut-on obtenir la moindre écoute, l’ombre du début d’un échange, d’une prise en compte, d’un partenariat et même d’un simple respect humain ? ! …
 
Nous tenions à cette vigne vierge, elle embellissait notre quotidien, elle faisait notre fierté et ne dégradait en rien les maçonneries (les vignes vierges ne font pas ça, le lierre seul…) Pourquoi, si pour quelqu’autre raison elle pouvait représenter une gêne ne pas nous en avoir parlé et trouvé avec nous quelqu’autre solution qu’un massacre sans avertissement ni appel ? !
 
Où sont l’écologisme, le socialisme, l’humanisme de cette municipalité dans ce crachat en pleine figure ?
De même NOUS TENONS à ces mètres carrés sociaux concédés par la municipalité  SCHWINT comme une prise en considération de notre maturité citoyenne et de notre existence collective. Comment peut-on nous en priver pour des motifs qui ne tiennent en rien à nous mais à des conflits de compétence et des rivalités entre petits chefs de l’Office… Où est le respect de notre citoyenneté ? Où est le simple respect humain de ce “socialisme” là ? (Et dans un domaine aussi sensible, aussi intime et capital pour tout un chacun que celui de la maison où il vit depuis des lustres avec les siens…). Comment des “socialistes” peuvent-ils accepter, autoriser, couvrir, que l’on traite ainsi l’un des plans les plus premier et sacré de la vie ?
 
Qu’est-ce que ce socialisme où, ce quotidien, cette matière même de la vie, sont laissés aux humeurs d’une bureaucratie indifférente ou hostile par principe tant qu’aux rancœurs aux bassesses – au racisme – d’un petit personnel dont l’arbitraire sans contrôle réel de quiconque se voit tout permis ! ( Car c’est à la vindicte d’un de ces petits chefs – et non à deux sous de fer blanc – que nous devons, avec cette vigne vierge, de perdre une partie de nous-mêmes.)
(Une autre année  ça a été le poteau de basket autour duquel les gosses jouaient dans la cour : arrivent deux employés de l’Office la scie sur l’épaule et qui le coupent à ras du sol sous leur nez ! Nous n’avons jamais su pourquoi…)
 
Monsieur le Maire, Monsieur Loyat, la modicité des revenus, la couleur de peau, ou toute autre raison amenant un de vos administrés à  recourir à l’habitat social impliquent-ils pour lui la déchéance de ses droits, voir de sa qualité d’homme ? … Parce que c’est à cela que l’administration de l’Office (comme toute administration) en voudrait venir, qui du haut en bas de sa hiérarchie perçoit d’un œil plus qu’hostile ces cours réservées aux enfants, cette paire de bancs, cette salle commune, cette vigne vierge, tout ce luxe n’est-ce pas (…) qu’un quartier pauvre avait de haute lutte arraché à l’ancienne municipalité. (Elle dans sa presque ingénuité qui se croyait encore tenue de faire du “social”…) D’un œil hostile et menaçant, donc, ces concessions faites à des pauvres et dont elle craint qu’elles ne finissent par épanouir en eux l’idée de revendiquer un plein respect de leurs droits d’hommes ! … Ce qu’elle redoute par dessus tout, cette administration, qui menacerait l’arbitraire abstrait tant qu’anarchique avec lequel elle “gère” les gens. (Et tout ce que l’on ne sait pas d’elle mais que l’on imagine à voir la conduite de ses employés de base : – un de ses ouvriers avait lui il y a quelques années meublé une partie des “mètres carrés sociaux” en garçonnière – frigo et divan compris – où il ramenait la nuit ses conquêtes. (Le divan est encore là à l’heure où je vous écris. ))
 
Tous Planoisiens donc, souhaite-t-elle cette administration, du béton des parkings et des oukases à propos de tours de balayage et de tri des ordures en guise de communication (comme elle le fait chez nous alors que les communs sont propres et qu’il n’y A PAS de poubelles différenciées…) En cas de protestation ou de pétition on coupe la vigne vierge ! On scie le poteau de basket ! On ferme la salle commune… la hiérarchie le couvrira avec la mauvaise foi hargneuse qui la caractérise.
 
Voilà  Monsieur le Maire, Monsieur Loyat, l’état des choses et les questions qu’il pose – ou devrait poser – à des élus de gauche…
 
Faute que l’on n’y ait jamais répondu privément je prends sur moi, JE PRENDS LE RISQUE, dans l’écœurement qui me vient devant ce que l’on a fait ce matin à notre cour, de vous les poser publiquement.
 
Parce que “s’écraser” devant ça serait renoncer à sa qualité d’homme ! »

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