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L'hélicoptère sanitaire aurait du plomb dans les hélices

L'hélico sanitaire a été officiellement réceptionné en juillet 2003 (Photo©Dahmane Soudani) - cliquez sur l'image pour agrandir
L'aéronef sang et or est confronté un problème d’optimisation.

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« Si on ne veut pas le supprimer, nous devons nous soucier de son optimisation et arriver à une meilleure coordination entre les pompiers et le SAMU pour trouver les modalités de cette optimisation, mais il ne sert pas aux privés », indiquait, il y a quelque temps, à l’occasion de sa visite aux entreprises ornanaises, le préfet Jacques Barthélemy.

Le représentant de l’État répondait à une question de François Guillin, patron du groupe éponyme, sur la possibilité de recourir aux services cet appareil pour rejoindre les grandes plateformes aéroportuaires.

Arrivé en Franche-Comté en juillet 2003, l’hélicoptère sanitaire appartient au ministère de l’Intérieur via la sécurité civile. « Il remplit à la fois des missions sanitaires, mais aussi des missions pour le compte du ministère de l’intérieur », précisait, de son côté, mardi dernier, le Pr Gilles Capellier président du SAMU-CHU de Besançon. Dans les conditions actuelles, l’optimisation de l’aéronef passe nécessairement par une demande plus importante. Une option sur laquelle le patron du SAMU reste réservé. « On ne souhaite pas ne pas utiliser l’hélicoptère ni le sous-utiliser, mais nous voulons le faire à bon escient », plaide-t-il.

Cette précaution n’est pas démunie de fondements. Et pour cause, l’acquisition de l’hélico n’a pas été accompagnée des infrastructures adéquates. « Il faut développer les hélistations à proximité des hôpitaux (…) Aujourd’hui, on installe le malade dans l’hélicoptère. Il faut ensuite qu’un véhicule vienne le chercher sur le lieu d’atterrissage pour l’emmener, enfin à l’hôpital. Cela se traduit par une perte importante de temps », poursuit le Pr Capellier.

Des hélistations proches des centres hospitaliers permettraient au SAMU d’embarquer des équipes médicales qui pourront, à l’issue de leur mission, reprendre du service immédiatement

Outre les infrastructures et la médicalisation, une solution de rechange est dans les tuyaux. « L’autre possibilité et qui est à l’étude consiste à demander un hélicoptère sanitaire exclusif qui permettrait, pourquoi pas, de répondre à toutes les missions sanitaires. C’est une solution à laquelle nous réfléchissons ».

Dahmane Soudani

 

redaction

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