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Loïc Boissier, directeur du Théâtre musical de Besançon

Loïc Boissier à son arrivée à Besançon©miss Dom - cliquez sur l'image pour agrandir
A mi-parcours de sa saison 2010-2011, le Théâtre musical de Besançon, fort de plus de 2.000 abonnés, prépare, avec l’Orchestre de Besançon Montbéliard Franche-Comté, la production de Rigoletto, opéra de Verdi qui sera donné les 3 et 5 avril prochains. L’occasion de poser quelques questions à son directeur, Loïc Boissier.

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Le Théâtre musical est passé de 800 abonnés ces dernières années à plus de 2000 cette saison. A quoi attribuez-vous cette augmentation? 
 
La notion même de spectateur "abonné" doit être considérée avec précaution. De notre point de vue, un spectateur abonné est un spectateur qui s'engage à nos côtés, qui nous fait confiance. Ses choix sont significatifs car il dispose d'une information homogène et porte son choix de façon anticipée et délibérée sur 6, 8, parfois 20 propositions. Il se distingue en cela du spectateur impulsif qui vient acheter son billet mu par mille et un stimuli qu'on ne contrôle et ne mesure pas. L'exact triplement du nombre d'abonnés que nous avons connu en à peine trois ans s'explique très probablement par la conjonction de deux facteurs: la pratique de tarifs nettement plus bas que par le passé (l'effet prix ayant depuis été compensé par un effet volume) combinée à une programmation plus visible, plus ouverte, plus tenue. Cette évolution découle notamment du nouveau statut de ce théâtre voulu par la Ville en 2008 et qui garantit l'autonomie du projet dans le cadre d'un véritable service public. 
 
Vous travaillez actuellement à la production de Rigoletto de Verdi avec l'Orchestre de Besançon Montbéliard Franche-Comté, pourquoi avoir choisi cet opéra pour cette première co-production? 
 
Il s'agit d'une première coproduction avec Jean-François Verdier et l'Orchestre de Besançon Montbéliard Franche-Comté tel qu'il l'a redéfini. Même si trois collaborations ont déjà été menées avec l'OBFC en deux ans (Pelléas et Mélisande, Abu Hassan, Cosi fan tutte) et que Jean-François a proposé en novembre dernier à certains musiciens de l'OB de participer à notre production sur instruments anciens de Didon et Enée. 
Jean-François voulait d'une part un titre emblématique et pensait d'autre part pouvoir convaincre son ami Ludovic Tézier de se joindre à nous. Ludovic est un des barytons les plus demandés au monde. C'est un bel homme de 45 ans à qui on ne propose pas ce rôle de Rigoletto le bossu. C'est le père blessé que l'on entendra avant tout et l'adéquation du rôle de Gilda (la fille de Rigoletto) à la personnalité de Cassandre Berthon a fini par nous convaincre tous trois de monter ce chef d'œuvre. 
 
Quels sont les autres points forts de la fin de la saison? 

Danse: ne manquez pas la compagnie canadienne Kidd Pivot (le 9 avril): c'est extrêmement original et spectaculaire! Musique: Un salon de musique avec Quintette à vent et Romain Descharmes au piano se tient le lundi 9 mai à 20h. Ce pianiste joue par exemple au Carnegie Hall de New York, il mérite notre attention! Théâtre: je brûle pour ma part de réentendre le Cyrano de Rostand (il reste quelques places les 24 et 25 mai).
 
 
miss.dom