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Manou Comby, directeur de la Rodia

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Figure incontournable des musiques actuelles, Manou Comby a fondé le Cylindre de Larnod avec Mario Lontananza à la fin des années 90. À quelques jours de l’inauguration de la nouvelle Smac de Besançon, nous avons posé quelques questions au grand chef d’orchestre.

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Comment vous sentez-vous à l’approche de l’inauguration ?

 « On est fébrile ici ! C’est l’excitation des derniers instants. Un peu de stress aussi. Nous commençons à prendre possession du bâtiment, à prendre nos marques. Cela fait très longtemps que l’on attend ce moment à Besançon, un moment historique pour les musiques actuelles. Les salles sont prêtes, nous en sommes aux finitions, au grand nettoyage et nous sommes dans les temps ! La programmation est bouclée depuis trois mois. Le show peut commencer ! »

 Qu’est-ce que cette nouvelle salle va changer dans le paysage musical de Besançon ?

« Beaucoup de choses ! L’offre des musiques actuelles à Besançon se concrétisait dans les cafés concerts, les bars, quelques salles et des actions menées avec le Cylindre. Entre des petites structures et des salles de 3 000 places, il manquait un espace à Besançon. Les  groupes estampillés “musiques actuelles ” attirent en moyenne de 300 à 1000 personnes. Nous n’avions pas cette jauge à Besançon : trop petit ou trop grand !  La Rodia, avec deux salles, une de 320 et un autre de 900 places, vient combler un vide. Nous pouvons accueillir des artistes comme le jazz manouche de David Krakauer ou le rock des Young Gods que nous ne pouvions pas inviter auparavant. Autre avantage : ces salles permettent à l’artiste d’avoir une relation plus confinée, plus intime avec son public… »

Quel public la Rodia va-t-elle accueillir ?

« D’abord un public de connaisseurs : electro, rock, reggae, hip-hop, etc. Nous voguons du  Jazz contemporain d’Éric Truffaz  au  rock français de Mademoiselle K jusqu’au son plus extrême des Young Gods. C’est un public large qui d’ailleurs ne se croise pas forcément. Nous pensons ensuite attirer des gens qui viendront par curiosité grâce aux  têtes d’affiche reconnues. C’est le cas par exemple de Yael Naïm ou de Charlélie Couture. Enfin, c’est à nous d’aller chercher le public en lui ouvrant de nouveaux horizons.

Pour retrouver ce type de programmation, il faut aujourd’hui aller à Reims, Nancy, Strasbourg. Il n’y a pas plus près. Nous sommes donc en mesure d’attirer un public en provenance de Dijon, Belfort, Montbéliard, Vesoul, du Jura et de Suisse. La qualité de l’équipement devrait assurer à la Rodia un rayonnement qui dépasse largement la Franche-Comté. »

Damien