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Méthode Rocard : "Une valeur à préserver" selon Marie-Guite Dufay

Marie-Guite Dufay, présidente de région Bourgogne Franche-Comté ©Yves Petit - cliquez sur l'image pour agrandir
EXCLU

À propos de Michel Rocard, Marie-Guite Dufay n'a pu retenir son émotion. Nous devions évoquer les aspects "rocardiens" de la politique sociale de Besançon lors des mandats de Robert Schwint dont elle fût l'adjointe en charge du CCAS, mais l'entretien a surtout consisté, pour la présidente de la Région, à rappeler la figure politique de Michel Rocard et aussi l'importance de son legs. Un entretien au cours duquel Marie-Guite Dufay s'est laissée à évoquer son propre parcours sous un éclairage très personnel.

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"Avec le décès de Michel Rocard, je me rends compte que se sont essentiellement des rocardiens qui sont mes proches en politique", nous raconte Marie-Guite Dufay. Elle poursuit avec l'actualité, celles des hommages rendus au défunt.

"Aujourd'hui, beaucoup se répandent en éloges, mais combien d'entre eux l'ont-ils vilipendé, combattu, l'empêchant d'accéder au sommet de l'État ? La Deuxième Gauche qu'il incarnait, celle à laquelle je crois, a échoué alors. Mais l’exemple, lui, n'est pas mort, exemple d'engagement rigoureux au service d'une sociale démocratie en prise avec la Société avec le goût absolu de la vérité, du refus total de la démagogie, Michel Rocard tranchait. Il n’était pas toujours facile de suivre ses explications tant il débordait d’idées pour concilier l’utopie et le réel, au service de la justice sociale et du progrès. Et il ne pouvait concevoir le progrès qu’en s’appuyant sur la société civile."

Revenant à son expérience d'adjointe au maire de Besançon, elle rappelle que "le CCAS" dont elle avait la charge "était effectivement un étendard social, héritage d’innovations typiquement rocardiennes, tant dans le domaine de la prise en charge des personnes dépendantes que dans la lutte contre les précarités sociales. Aujourd’hui, où mettre le curseur de l’innovation sociale ? Probablement au niveau national en créant d’une part un 5e risque pour financer la dépendance et peut-être un 6e risque pour financer la sécurité professionnelle".

Elle poursuit  "Et vous le savez, ce dernier point me tient très à cœur, il est l'une de mes priorités régionales. C'est une nécessité de mettre les salariés à l'abri des effets des cataclysmes économiques récurrents. Je ne sais pas si c'est rocardien, mais je crois que c’est conforme au souci qu’avait Michel Rocard de la responsabilité tant individuelle que collective. Pour moi, il représente, et représentera encore longtemps, un exemple pour la gauche".

Albert Ziri

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