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"Mon premier devoir, c'est de vous protéger" déclare François Hollande lors de ses voeux

Image d'illustration ©capture d'écran - TF1 - cliquez sur l'image pour agrandir

Lors de son discours de voeux aux Français de ce jeudi 31 décembre 2015, François Hollande s'est de nouveau posé en "président protecteur" face à une menace terroriste "à son plus haut niveau", décrétant l'"état d'urgence économique et social" pour lutter contre le chômage comme sa "première priorité". "Françaises, Français, je suis fier de vous", a lancé le chef de l'État filmé en plan serré, debout à son pupitre dans le salon Napoléon III de l'Élysée, là même où il s'était exprimé en janvier 2015 après l'attentat contre Charlie Hebdo, puis au mois de Novembre dernier, lors de la vague d'attaques djihadistes qui a fait 130 morts à Paris et à Saint-Denis.

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100 000 policiers et gendarmes mobilisés pour la sécurité

"Malgré le drame, la France n'a pas cédé, malgré les larmes, elle s'est tenue debout, face à la haine, elle a montré la force de ses valeurs, celles de la République", a fait valoir François Hollande dans ses voeux aux Français pour 2016. Mais, le ton grave, le chef de l'État a de nouveau averti ses compatriotes alors que plus de 100 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés pour la nuit de la Saint-Sylvestre : "Je vous dois la vérité, nous n'en avons pas terminé avec le terrorisme. La menace, elle est toujours là, elle reste même à son plus haut niveau, nous déjouons régulièrement des attentats."

Lutte contre le terrorisme

Louant l'action des forces armées françaises contre le groupe État islamique, François Hollande l'a assuré : "Les coups portent, les djihadistes reculent." Et la France continuera "autant que nécessaire", s'est engagé le chef des armées. Comme attendu, il a rappelé l'ensemble des mesures antiterroristes annoncées lors de son discours devant le Congrès le 16 novembre 2015. Mais le président a surtout justifié son projet de révision de la Constitution qui doit, selon lui, "donner un fondement incontestable au recours à l'état d'urgence lorsqu'un péril imminent nous fait face" et permettre de "déchoir de la nationalité française les individus condamnés définitivement pour crimes terroristes".

Déchéance de nationalité

S'il a jugé le débat sur la déchéance de nationalité "légitime", François Hollande a maintenu fermement son cap et a appelé les Français à ne pas se "désunir". "Elle doit prendre les bonnes décisions au-delà des clivages partisans", a-t-il encore plaidé, se posant en "garant" du respect des "principes essentiels" alors que la déchéance de nationalité divise profondément à gauche. Toujours drapé dans son rôle de "père de la nation" qui lui a valu une remontée spectaculaire dans les sondages au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, François Hollande s'est élevé contre les profanations de lieux de culte, comme une "salle de prière" en Corse. "Ces gestes-là ne resteront jamais impunis", a-t-il souligné.

La question du chômage

Puis, face à "l'état d'urgence économique et social", il a annoncé "un plan massif de formation des demandeurs d'emploi" avec "500 000 personnes de plus accompagnées vers les métiers de demain" et pour les PME où "les emplois se créent", "de nouvelles aides à l'embauche (...) dès le début de la nouvelle année". Autre priorité : l'apprentissage, car "l'effort en faveur de la génération qui vient, c'est un devoir sacré". "Je fixe l'objectif qu'aucun apprenti ne soit sans employeur et qu'aucun employeur ne demeure sans apprenti", a-t-il détaillé, demandant aussi au gouvernement d'engager, "par étapes", la "généralisation" du service civique.

COP 21 : "une réussite considérable"

François Hollande s'est félicité aussi de la "réussite" de la COP 21, "un résultat considérable" qui se traduira par un "programme de grands travaux pour la rénovation de nos bâtiments, pour le développement des énergies renouvelables et pour la croissance verte". Avec des accents mitterrandiens, il a exalté "l'amour de la patrie", au "coeur" de son engagement. L'avenir de la France n'a "jamais (été) dans le repli, la fermeture, la discrimination ou la nostalgie", a-t-il cependant ajouté dans une claire allusion à la montée du Front national. François Hollande entendait ainsi tourner la page de 2015, "année de souffrance et de résistance", pour ouvrir celle de 2016, "une année de vaillance et d'espérance".

Réactions

Les réactions des opposants de François Hollande n'ont pas tardé à se faire entendre suite aux propos de son discours. Ainsi, Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Guillaume Larrivé (LR) et Marine LePen (FN) ont réagi sur les réseaux sociaux dans les publications ci-dessous : 

(avec AFP)

Camille

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