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Moscovici se veut rassurant

Le repli du PIB français ne doit pas être compris comme "un indicateur de déclin" selon le ministre de l'Economie photo d'archives ©schwaller-Chatron - cliquez sur l'image pour agrandir

Le Produit intérieur brut de la France a reculé de 0,1% au troisième trimestre 2013 après son rebond de 0,5% au deuxième. Ce repli ne doit pas être compris comme "un indicateur de déclin" selon le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici.

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Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques jeudi 14 novembre 2013, l'investissement des entreprises, un bon indicateur de la conjoncture économique à moyen terme, accentue sa baisse, à -0,6% entre juillet et septembre, après -0,4% en avril-juin. Les autres composantes de la croissance sont également mal orientées selon l'Insee: la consommation décélère, la production baisse et le commerce extérieur est en mauvaise forme. Seules les variations de stocks contribuent légèrement à la croissance.

Pour autant, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a estimé sur RTL que le repli de l'activité était surtout la manifestation d'une année "heurtée" comme l'avait, prévu l'Insee. Le premier trimestre 2013 était en effet déjà en terrain négatif (-0,1%) avant un rebond au deuxième (+0,5%). Après ce nouveau trimestre de baisse, le quatrième est annoncé meilleur, avec une croissance estimée pour l'instant à +0,4% par l'Insee comme par la Banque de France. Après l'embellie du printemps, la croissance française a été mise à mal par la décélération de la consommation des ménages cet été (+0,2% après +0,4%). Ce ralentissement est notamment dû au contrecoup de la forte consommation d'énergie (-3% après +2,5%) liée à un printemps particulièrement froid.

"Ca fait du PIB de mettre le chauffage mais pas de croissance sous-jacente", a commenté pour l'AFP Michel Martinez, économiste à la Société générale. Il a globalement estimé que ce rebond de 0,5% au 2e trimestre était "trompeur" et constaté certes "une reprise mais avec une croissance extrêmement molle". En tenant compte de l'investissement, la contribution de la demande intérieure finale à la croissance est nulle alors qu'elle était de +0,4% au deuxième trimestre, selon l'Insee. Mais c'est surtout la chute des exportations (-1,5% après +1,9%) qui pèse, alors que les importations restent orientées à la hausse (+1%) après un deuxième trimestre déjà dynamique (+1,6%). Au total, a précisé l'Insee, la contribution du commerce extérieur à la croissance est négative, à -0,7%."A l'inverse, les variations de stocks contribuent pour +0,5 point après +0,1 point" au printemps, a ajouté l'Institut. Après un deuxième trimestre dynamique, la production de biens et services recule de 0,3% entre juillet et septembre, en particulier la production manufacturière (-1% après +2%).

Selon Julien Manceaux, économiste à ING, ces données "montrent que la reprise n'est pas imminente". "La consommation va continuer d'être freinée par le fort chômage, tandis qu'une reprise enclenchée par les exportations demeure très improbable tant que le pays n'a pas fourni les efforts nécessaires pour attirer à nouveau les investisseurs", a-t-il estimé dans un communiqué.

 

 

Vincent