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Pierre Palmade, « Le Comique », se dévoile…

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A l’occasion de la venue de Pierre Palmade le 15 janvier prochain à Micropolis Besançon, l’humoriste a répondu à quelques questions...

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-Bonjour Pierre Palmade

Bonjour.

 -Comment allez-vous ?

Ça va très bien.

-Vous jouez une pièce qui s’intitule « Le Comique ». Il s’agit de l’histoire de Pierre Mazar, qui est en panne d’inspiration parce qu’il fête un peu trop la vie. Il décide de s’en sortir…

Pierre Mazar est un célèbre comique depuis 20 ans. Il fait trop la bringue, il sort trop en boite de nuit, il pense trop à picoler et à draguer. Il ne pense plus à travailler. Il doit faire un spectacle dans peu de temps, il n’a rien écrit et son entourage s’inquiète. C’est la trame de la pièce.

-Et c’est le début d’une longue série de gags dans cette pièce comique…

Parce que son entourage est composé de 7 personnes totalement différentes. C’est une situation de crise et il n’y a rien de plus drôle pour le spectateur que de voir des gens qui s’engueulent. C’est fait pour être drôle.

- Le héros de cette pièce s’appelle Pierre…

C’est un frère jumeau, à une époque de ma vie où je ne me suis pas ménagé, où j’ai aimé mon métier et aimé le fêter. Je me suis épuisé dans les rues parisiennes et j’ai inquiété mon entourage. Ça n’est jamais allé jusqu’à mettre mon métier en péril, j’ai accentué le danger pour la pièce, pour la tension dramatique. Ce qui est intéressant n’est pas le fait que ça soit inspiré de faits réels mais que ça donne aux personnages de la sincérité. Ce ne sont pas des stéréotypes, ce sont tous des personnages complexes. Les comédiens de ma troupe m’ont autant inspiré que moi-même, je me suis inspiré de leurs personnalités. C’est du sur mesure pour eux aussi.

-Est-ce difficile pour vous de parler de vous-même, de dévoiler des choses ?

A chaque fois, mes phrases étaient faites pour être drôles. Je savais que je parlais de moi-même mais c’était inconscient, pour aider la comédie. Ça a démarré d’une des comédiennes de ma troupe qui ressemble à mon assistante. Je me suis dit qu’elle pourrait jouer mon assistante. J’ai recréé ce couple que je forme depuis 15 ans avec mon assistante, assistante de vie, de tout. Un autre comédien de ma troupe ressemble à mon meilleur ami… J’ai fait le casting et après l’histoire.

- Vous racontez dans cette pièce que vous avez beaucoup fait la bringue, un peu trop. Qu’est-ce qui vous a décidé à arrêter cette vie là ?

C’est la vie, on vieillit, on n’a plus la santé. La fête, à Paris, est une aventure par nuit. Quand on vieillit, on a plus envie de construire, de voir une seule personne plusieurs fois au lieu de voir 100 000 personnes juste un soir.

- Vous aviez plutôt l’habitude d’écrire des sketchs, même si vous avez aussi écrit des pièces, là vous écrivez une pièce pour votre groupe. Avez-vous eu des affres d’écriture ?

Non, c’est assez magique, ça s’est écrit en 4 mois. Ça s’emboitait de manière magique. Le premier acte se passe à Paris, le deuxième à la campagne quand je me mets au vert. On se rend compte que quand moi je vais bien, les problèmes des gens qui m’entourent ressurgissent. Ils passent d’infirmiers à « seulement » amis. Plus la pièce avance et moins je suis présent, plus ils se font remarquer.

 - Est-ce plus difficile de faire rire à 7 qu’à 2, avec un pingpong ?

Je dirais que c’est plus facile dans une pièce, parce que dans une pièce on sème des graines au début qu’on récolte après, il y a une vraie histoire, une vraie intrigue. On suit les personnages, donc on rit dès qu’ils entrent. Dans un sketch, il faut tout recommencer à zéro après chaque sketch. Dans une pièce, plus ça avance, et plus il est facile de faire rire puisqu’on connait les gens et l’intrigue. On s’attache aux gens et à l’histoire, alors que tout est à refaire dans un sketch.

- Vous parlez un peu de la presse à scandale…

Parce qu’elle a fait partie de ma vie. Il n’y a aucun pamphlet, puisque dans la pièce je tombe amoureux d’une journaliste. La presse à scandale, on s’en sert, après on s’en plaint. C’est un jeu un peu sado-maso, tantôt de la complaisance, tantôt de la haine. Je la mets à sa juste place. Au début, je suis bien content de voir que je suis dans Voici. Après, ça me fait du mal. Je n’ai qu’à pas jouer avec le feu.

-Vous parlez de votre homosexualité à visage découvert. Ça a été important pour vous de parler de ça ?

Petit à petit, pendant 10 ans, j’ai commencé à parler de cette homosexualité. Elle a évolué. Quand je suis arrivé à Paris je me sentais hétéro. A 30 ans je me sentais bi et à 40 ans je me sentais homo. J’en fais ce que j’aimerais que ça soit, c’est à dire un détail. Il se trouve qu’il aime les hommes. Le sujet n’est pas l’homosexualité. Il ne faut pas dire que c’est une pièce sur l’homosexualité puisque quand on regarde une pièce d’un mec qui parle de femmes, on ne dit pas que c’est une pièce sur l’hétérosexualité. Je ne joue pas le rôle d’un homo, comme on ne dit pas à Gérard Lanvin de jouer le rôle d’un hétéro. C’est un détail.

- Allez, je vais vous tester. Connaissez-vous le nom de tous les comédiens qui jouent avec vous ?

Bien sûr, ce sont des comédiens et des amis depuis 3 ans. Mon assistante, Anne Elisabeth Blateau ; mon meilleur ami, Arnaud Tsamère, qui vient de l’improvisation ; Bilco, un humoriste qui se produit dans des cafés théâtre ; Jean Leduc, chanteur à l’origine, qui a une voix très aigüe, un personnage précieux et haut en couleurs ; Sébastien Castro qui vient du théâtre de boulevard, nominé pour le Molière pour cette pièce, pour le second rôle ; Delphine Baril, qui joue les alcooliques à merveille ; et Noémie de Lattre, qui joue la journaliste de Voici et qui réveille en moi ce qui reste d’hétérosexuel…

 

Interview réalisée par D.P. (Tv.fr)


Pierre palmade en spectacle avec "Le comique" le 15 janvier à Micropolis Besançon. Plus d'information ici

Damien

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