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Port de la burqa : «Le gardien de la paix doit avoir une marge de manœuvre»

Nicolas Comte, patron du syndicat FO, majoritaire dans la police @carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
Les responsables FO Police au commissariat de Besançon @carvy - cliquez sur l'image pour agrandir

A l’occasion d’une conférence de presse au commissariat de Besançon, essentiellement consacré au manque d’effectifs dans la police, Nicolas Comte, patron du syndicat majoritaire Unité SGP Police FO, a fait allusion, en passant, à l’affaire de la burqa portée récemment par une journaliste devant des policiers et qui a défrayé le chronique dans la capitale régionale. 

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Une journaliste de la Gazette de Besançon avait voulu tester l’application de la loi du 11 avril 2011 qui interdit la dissimulation du visage dans l’espace public. Elle avait croisé deux patrouilles de police sans être inquiétée. « Cette affaire, avec l’ampleur qu’elle a prise, m’a estomaqué. C’est très compliqué d’intervenir là-dessus et il faut faire preuve de discernement. Il ne faut pas créer plus de problèmes qu’il n’y en a et exercer son jugement en matière contraventionnelle. Le gardien de la paix doit avoir une marge de manœuvre », a expliqué Nicolas Comte en précisant qu’aucune sanction n’a été prise à l’encontre des policiers concernés.

Mais ce dernier est surtout venu à Besançon ce jeudi pour dénoncer « la pénurie d’effectif » dans la police. Besançon et Montbéliard sont selon lui de bons exemples. Chacune des deux villes enregistrerait un déficit d’une trentaine de policiers. Besançon devrait compter 240 policiers alors qu’ils ne sont que 208 aujourd’hui.

La politique qui consiste à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux entraine, selon le syndicaliste, « un vrai malaise » qui peut se traduire par des suicides. Un phénomène en recrudescence avec un taux de passage à l’acte de 37% plus élevé dans la police. Nicolas Comte venait d’ailleurs d’apprendre un nouveau cas d’un jeune policier qui s’est tué avec son arme de service à Strasbourg dans la nuit de mercredi à jeudi. « Ces suicides sont symptomatiques du malaise de la police », a souligné le responsable de FO.

« On manque de perspectives d’amélioration, alors que nos collègues n’arrivent plus à faire face aux tâches », a-t-il poursuivi en regrettant que « pour augmenter la visibilité du bleu marine » sur la voie publique, la hiérarchie recourt à des personnels « à moindre frais » comme les réservistes citoyens. « Des policiers amateurs », complètera un de ses collègues syndicalistes évoquant « une dévalorisation » du métier, alors « qu’il faut des policiers professionnels ».

Les affaires Neyret, Carlton ? « Ce ne sont pas nos préoccupations quotidiennes, mais, c’est vrai, ça ne fait jamais du bien », a lâché Nicolas Comte. Sur la politique du chiffre et les statistiques ? « On fait plus de chiffre en arrêtant quatre fumeurs de joint qu’en arrêtant un seul trafiquant… La politique du chiffre ne réduit pas la délinquance ? Ca fait 60 ans qu’on tripatouille les chiffres ». 

redaction

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