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Privatisation des autoroutes : «La roue de la fortune !», selon le député PS Villaumé

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Alors que les fameux chassés-croisés des week-ends estivaux viennent de s’achever, les millions d’automobilistes qui font leurs comptes sur la route des vacances savent qu’en empruntant les autoroutes, ils dépensent souvent autant au péage qu’à la pompe…

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Le communiqué de Jean-Michel Villaumé, députe PS de Haute-Saône :
 
« Ces encombrements autoroutiers font des heureux puisque les sociétés d’autoroute qui exploitent depuis cinq ans le réseau français espèrent cette année des nouveaux records de profits. Un bon week-end de vacances rapporte près de 100 millions d’€uros aux compagnies qui se partagent le marché et le magot autoroutier. Les péages sont une affaire très rentable et sont la parabole exemplaire d’une privatisation qui n’a profité ni aux automobilistes ni à l’Etat.
Prix imposés : le grand détournement

Le système de tarification, opaque et compliqué, garantit aux sociétés d’autoroutes des revenus élevés. En théorie, tout est sous contrôle. Les hausses doivent être validées par les services de l’Etat et les sociétés d’autoroute n’ont pas le droit d’augmenter leurs prix de plus de 70 % ou 85 % de l’inflation. Les tarifs des péages devraient d’ailleurs évoluer moins vite que les prix à la consommation hors hausses additionnelles au titre des investissements comme travaux de mises aux normes et les élargissements. Dans un rapport très sévère publié en 2008, la Cour des comptes a observé que ces hausses étaient néanmoins « mal étayées » et que leur « justification est invérifiable ».

L’institution révélait également la pratique pernicieuse du « foisonnement » qui consiste à concentrer les hausses les plus fortes sur les tronçons les plus fréquentés expliquant comment les sociétés autoroutières contournaient les règlements des concessions pour trafiquer les péages avec un système de tarifs aussi opaque que sophistiqué. « Si bien que les recettes tirées des péages croissent plus rapidement que les hausses accordées et sont supérieures […] aux tarifs moyens affichés », écrivaient les magistrats. En dépit de contrats de concession en théorie bien verrouillés et d’une politique tarifaire placée sous contrôle de l’Etat, les prix des autoroutes ont donc considérablement augmenté ces dernières années.

Les sociétés concessionnaires n’ont jamais distribué autant de dividendes à leurs actionnaires et les automobilistes n’ont jamais payé aussi cher. 1,29 milliard d’€uros, c’est le bénéfice net cumulé des groupes ASF, APRR et Cofiroute en 2009, soit + 2,4 % sur un an. Montrées du doigt, certaines sociétés ont mis un peu d’ordre dans leur grille tarifaire, tout en restant des machines à cash sans limitation de vitesse !
 
La flambée des péages
 
Selon des chiffres du ministère de l’Ecologie, les sociétés d’autoroute ont augmenté leurs tarifs dans une fourchette de 9,76% à 18,18% entre 2004 (année qui a précédé la décision de les privatiser) et 2010. C’est beaucoup plus que l’inflation constatée par l’Insee (+9,91%) pendant la même période. Les sociétés d’autoroutes déclament alors un argumentaire sur mesure pour justifier les hausses : travaux très coûteux, remise aux normes et d’autres investissements…
 
Dans tous les cas, ces constats marquent l’échec de la privatisation. Le rapport de la Cour des comptes a mis la pression sur les services de l’Etat qui s’étaient montrés laxistes et sifflé la fin de la récréation. L’Etat a donc demandé aux sociétés de s’amender mais la vigilance doit rester de mise.

Les autoroutes françaises restent les plus chères d’Europe alors que la vente des concessions d’autoroutes en 2006, toujours selon la Cour des comptes, aurait dû rapporter à l’Etat non pas 14,8 milliards d’€uros mais 24 milliards d’€uros ! Preuve est faite que l’Etat n’a pas gagné grand-chose en privatisant et que, surtout, il a manqué de rigueur et de volonté politique pour contrôler les petits futés des péages. Au grand dam des automobilistes-contribuables ».
redaction

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