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Promettre, tenir… ou décevoir

© albert ziri - cliquez sur l'image pour agrandir
le regard d'Albert

RÉGIONALES 2015 Ce dimanche, nous allons élire nos conseillers régionaux, ceux de la nouvelle Grande Région, unifiant la Franche-Comté à la Bourgogne. Ils seront 100 pour définir et mettre en place des stratégies propres à développer au mieux ce territoire, à l’équiper, à le rendre attractif. Bref, ce dimanche, nous voterons pour ce premier tour de ces élections et nous saurons dimanche soir quelles listes et quels candidats seront encore en lice pour le second tour du 13 décembre 2015.

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Première inconnue : l’abstention. Et le premier des enjeux, c’est bien d’amener le citoyen aux urnes. À en croire les sondages - qui restent des sondages - moins de 50% des sondés seraient disposés à aller voter. Une tendance lourde qui marque, depuis plusieurs années, la vie électorale de la nation.

La participation est un enjeu de taille. Elle repose sur la capacité des politiques à convaincre les électeurs de l’importance de faire un choix. Dimanche, nous verrons si nos futurs élus ou réélus ont été convaincants dans ce registre…

Une histoire de nombre…

 Il sera ensuite intéressant d’analyser comment les Bourguignons ou les Francs-Comtois auront voté. La démographie, là, peut peser ! 

En effet, 1.641.000 habitants en Bourgogne, 1.175 000 en Franche-Comté (chiffres 2012 de l'NSEE).  Arithmétiquement les jeux pourraient être faits. La Bourgogne pèse plus lourd que la Franche-Comté. Mais voilà, les Bourguignons vont-ils voter pour un Bourguignon, et les Comtois pour une Comtoise, ou bien vont-ils voter en fonction de choix politiques ? Ou bien mixer les deux motivations ?

Les sondages annoncent de nombreuses combinaisons de résultats. Dans notre Grande Région, le FN, déjà haut dans les sondages avant les attentats du 13 novembre, serait en tête des intentions de vote, puis viendraient LR-UDI et le PS, et loin derrière, les autres listes. Tous les sondages annoncent ce trio d’arrivée : FN LR PS dimanche

Pour le second tour, grosse divergence. Les intentions varient d’un institut de sondage à l’autre, puisque certains sondeurs promettent l’exécutif à la droite (BVA) quand d’autres (IFOP) envisagent la victoire du PS… voire un FN et LR-UDI à égalité…

…et de compétences régionales.

Au-delà des sondages, des enjeux régionaux doivent mobiliser notre attention. Il s’agit bien d’une élection à vocation régionale, avec des compétences bien définies. Ici, il n’est question ni de sécurité, ni de lutte contre le terrorisme, ni de fermeture des frontières, pas plus que d’âge de départ en retraite, ou de sortie de l’euro, ces compétences relevant toutes de l’État.

En revanche, au centre des compétences : l’aménagement du territoire, les transports, le développement économique, les lycées et également la formation et la culture, entre autres. Avec une préoccupation transversale : l’environnement.

Avec une aubaine, la loi sur la transition énergétique. Elle laisse une part d’initiative aux Régions. Ces arguments permettent aux partis politiques de « verdir » leurs discours afin de séduire, de capter les voix des électeurs sensibles à cette thématique très « COP21 »…

Des politiques qu’il faudra financer. L’équation est facile à poser, difficile à résoudre : les dotations de l’état diminuent de manière inversement proportionnelle à l’élargissement des compétences autrefois gérées par …l’État ! Et  les régions perçoivent peu d’impôts directs !  

Gouverner au plus proche

Mission des élus : apaiser les craintes des citoyens, en évitant le retour à une forme de centralisme, avec des décisions qui pourraient donner le sentiment qu’elles seraient prises loin du terrain, loin de ceux qui y vivent et font vivre le « local ». Là est la vraie difficulté. La centralité du pouvoir n’est pas la tasse de thé de nos concitoyens quand il s’agit d’organiser leurs vies dans leurs proximités.  Ils sont « accrocs » de leurs « spécificités », de leurs « terroirs ». 

Gérer les frustrations 

La nouvelle région Bourgogne - Franche-Comté peut sembler à beaucoup dénuée de cohérence, tiraillée entre des intérêts apparaissant contradictoires.

Comment concilier les intérêts des vins de Bourgogne et ceux du Jura ?  Comment gérer les frustrations de certains acteurs de ses territoires, les plus industriels, qui avant la fusion regardaient plutôt les uns vers l’Alsace, les autres vers Rhône-Alpes. Ils évoquaient alors de réelles opportunités : constituer des continuités économiques logiques, et ainsi conforter des pôles industriels, de dimension européenne, voire internationale. Le législateur en a décidé autrement…

Tenir les engagements !

La campagne électorale passée, et ses tentatives de séduction terminées, l’exécutif de la grande région aura une obligation : éviter la gouvernance lointaine. Sinon, l’électeur, déjà déçu et découragé, sera encore moins mobilisé pour les prochaines échéances.

Ne pas répondre à ces attentes serait plus qu’une erreur, ce serait une nouvelle faute politique.

  • Et vous qu’en pensez-vous ?
Albert Ziri

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