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Réforme territoriale : André Vallini face à la colère des élus départementaux

André Vallini © Phenix-rouge CC - cliquez sur l'image pour agrandir

Le secrétaire d'Etat à la Réforme territoriale a été pris à partie par les élus, socialistes en tête, jeudi aux "états généraux des nouvelles ruralités" réunis à Nevers, à propos de la future suppression des conseils généraux. André Vallini s'est dit désolé de son couac radiophonique sur France Inter après avoir déclaré que les départements allaient être "dévitalisés". Là encore, la méthode choque. Certains élus parlent d'un déni de dialogue républicain…

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Parlant des transferts de compétences des départements vers les régions et les intercommunalités que le gouvernement prévoit d'organiser ces prochaines années, M. Vallini a déclaré sur France inter que "peu à peu les départements vont être dévitalisés, si je puis me permettre cette expression".

Il n'aurait certainement pas du se permettre. Devant quelque 400 élus départementaux, le secrétaire d'Etat s'est dit "désolé" de cette phrase, l'imputant aux aléas du "direct radiophonique". "D'autant que je suis des vôtres", a-t-il ajouté alors qu'il était encore président du Conseil général de l'Isère jusqu'à son entrée au gouvernement en avril.

"Ce n'est pas ça le dialogue républicain"

Parler de départements à "dévitaliser", "ce n'est pas ça, le dialogue républicain entre l'exécutif et des élus de la république qui n'ont pas démérité", a déclaré Patrick Kanner, président du conseil général du Nord et l'un des dirigeants de l'Assemblée des départements de France. "On est  aujourd'hui dans une phase de tension, je pèse mes mots, entre les élus territoriaux et l'exécutif", a-t-il ajouté. 

Patrick Kanner a regretté "des annonces sans concertation". "Aujourd'hui, nous sommes condamnés à mort - à une mort lente mais condamnés à mort, avant même d'être jugés", a-t-il affirmé, tout en tablant sur "le débat parlementaire" pour revoir la réforme. "Je suis un homme de gauche, je suis pour le mouvement, mais un mouvement qui ne conduise pas à une moins-value", a-t-il dit.

Crainte pour les espaces ruraux… et pour la proximité

 Hôte de cette journée, son collègue de la Nièvre, Patrice Joly (PS), a répété sa "désapprobation" à l'égard de la réforme et s'est dit "surpris que ce soit deux anciens présidents de conseil général qui nous proposent une telle réforme", François Hollande ayant présidé jusqu'en 2012 le département de la Corrèze.  Patrice Joly a en particulier défendu l'existence des départements "dans nos espaces ruraux" où "la proximité institutionnelle est indispensable pour nos concitoyens". "Je ne vois pas en quoi on servirait mieux les usagers à des distances plus éloignées" si on supprime les conseils généraux, a-t-il dit. Pour garder cette proximité, M. Vallini a dit miser sur "les groupements de communes".  

Damien

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