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Régionales: la Ligue comtoise, rempart contre «l’islamisation»

Une partie de candidats de la Ligue comtoise ©carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
Avec sa liste contre les minarets, Christophe Devillers a constitué un front contre «un symbole», mais aussi contre le parti de Jean-Marie Le Pen.

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Pour pallier « la déliquescence progressive du Front national », Christophe Devillers, exclu en 2004 du mouvement de Jean-Marie Le Pen pour avoir dénoncé son « opacité financière », a décidé de fédérer plusieurs mouvements d’extrême droite (*) et de se lancer aux régionales. Mais pas n’importe comment.
 
« Nous avons décidé de détourner le scrutin pour le transformer en référendum local sur l’islamisation de la société », explique la tête de liste « Ligue comtoise, non aux minarets ! » qui avoue s’être inspiré de la récente votation suisse sur le sujet. « Dans la région, il y a un minaret, une cinquantaine de mosquées et de nombreux lieux de prière non recensés qui s’imposent à nous », note l’ancien militaire qui se veut tout de même rassurant. « On n’est pas là pour faire sauter les minarets qui existe, mais nous n’en voulons pas plus ». Rires au fond de la salle…
 
« Nous sommes le dos au mur. Ils sont devant nos portes et certains sont déjà dans nos murs. Nous ne pouvons pas accepter une Franche-Comté turque, une France algérienne, une Europe africaine », a complété l’Alsacien Gérard Spieler, patron de la Nouvelle droite populaire, venu soutenir l’initiative de Christophe Devillers.
 
Dénonçant « le terrorisme intellectuel » du PS et de l’UMP, Christophe Devillers pointe « le fossé grandissant entre les électeurs et les politiques ». « Les cités sont toujours aussi sales, malgré le karcher de Nicolas Sarkozy », explique-t-il en précisant à l’attention de ceux qui laissent entendre que sa liste serait un sous-marin de la majorité présidentielle pour faire passer le FN sous la barre des dix points que « l’UMP n’a rien attendre de nous ».
 
Même si Christophe Devillers est plus prompt à en découdre avec Sophie Montel, tête de liste du Front national, il a quand même esquissé quelques lignes de son programme : cesser de subventionner les associations faisant la promotion des cultures extra-européennes, mettre fin au clientélisme de la gauche, créer des référents sécurité dans les lycées, réserver toutes les aides sociales aux familles françaises, faire de la Franche-Comté la première région productrice en agriculture bio, préserver le droit ancestral de chasse et de pêche, instaurer la relocalisation…
 
Cela dit, a reconnu le candidat, « nous ne sommes pas des politiciens professionnels, nous n’avons pas les mêmes compétences, mais si nous sommes élus nous ferons un audit sur l’ensemble des dossiers en cours ».
 
Du coup, il s’est à nouveau intéressé à Sophie Montel et à ses « attaques hystériques » contre la Ligue comtoise. « Elle nous a rendu service », estime Christophe Devillers qui décrit le FN comme « un parti moribond qui a perdu 50% de ses électeurs » et dont « l’absentéisme au conseil régional a de graves conséquences ».
 
 
 
(*) La liste est composée du Parti de France, du MNR, de la Nouvelle droite populaire et du Front comtois. La moitié des candidats sont sans étiquettes. Une autre liste de ce type a été montée en Lorraine.
 
 
redaction

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