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Régionales: le Front national sur les plates-bandes d’Alain Joyandet

Sophie Montel et Robert Sennerich en campagne (archives) ©carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
Sophie Montel, tête de liste du FN, qui participe à la triangulaire de dimanche après avoir obtenu 13,14% des voix au premier tour, préfère le terrain aux meetings. Jeudi matin, elle a "tracté" sur le marché de Vesoul.

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« Est-ce que vous avez du Cantal, vous savez, je suis Auvergnate… », demande Sophie Montel à l’un des fromagers du marché de Vesoul où la tête de liste régionale du Front national a fait campagne jeudi sous un soleil qualifié de « prometteur » pour le second tour. La voilà reparti avec un kilo de fromage sous les bras tout en distribuant des tracts intitulés « Pour la reconquête française votez FN ».
 
Rares sont les gens qui refusent de prendre le papier distribué par Sophie Montel, malgré la concurrence de l’UMP et de la gauche qui démarchent au même moment. Il est vrai que le marché vésulien est assez grand pour éviter que les militants des trois formations encore en lice dimanche ne se marchent sur les pieds. Et quand on se croise, on fait un échange de « prose » sans polémiquer.
 
C’est donc sur les plates-bandes d’Alain Joyandet, maire de Vesoul, que le Front national a décidé de « tracter » entre les deux tours. « La ville de Vesoul n’appartient pas à Alain Joyandet. Ici, comme ailleurs en Franche-Comté, nous avons un réservoir de voix», explique Sophie Montel, agacée de constater que sur les panneaux électoraux vésuliens son affiche n’était pas encore en place jeudi matin aux côtés de celles de ses deux concurrents.
 
« Nous faisons comprendre aux gens que la politique de Nicolas Sarkozy n’est pas une vraie politique de droite, qu’Alain Joyandet travaille pour Bernard Kouchner, un ministre de gauche, et que les conseillers régionaux de l’UMP ont voté la quasi-totalité des rapports présentés par les socialistes et les Verts à la région ». Le discours est rôdé et passe très bien auprès des « salariés et des ouvriers » sur les marchés ou devant les usines, note Sophie Montel, qui préfère se confronter au terrain plutôt que d’organiser « des meetings qui ne drainent que des convaincus ».
 
« Je reçois beaucoup de clins d’œil de soutien et je peux même vous dire que tous les policiers municipaux ne votent pas pour leur maire UMP », croit savoir la responsable franc-comtoise du FN accompagnée par la tête de liste de Haute-Saône qui n’est autre que son compagnon, Robert Sennerich.
 
A ce militant qui lui reproche de favoriser la gauche en restant dans la course, le candidat répond : « L’UMP n’a pas besoin de nous pour perdre, c’est la droite la plus bête du monde ».
 
 
 
Sophie Montel et Robert Sennerich en campagne sur le marché de Vesoul.
 
redaction

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