Info traffic à Besançon

Newsletter

Tenez-vous au courant de nos dernières actualités !

Mon compte

Restructuration de PSA : Philippe Varin et Pierre Moscovici muets sur le rapport Sartorius

sale temps pour PSA. ©DR - cliquez sur l'image pour agrandir
crise automobile

Le patron de PSA Peugeot Citroën Philippe Varin et le ministre de l'Economie Pierre Moscovici n'ont pas voulu faire de commentaire lundi soir sur le rapport commandé par le gouvernement sur les projets de restructuration du groupe, qui doit être présenté ce mardi. Par ailleurs Philippe Varin a déclaré vouloir revenir le plus vite possible dans le CAC 40.

Publicité

"Il y a demain un rapport d'expert du gouvernement, on attend demain", a déclaré le président du directoire du constructeur automobile à des journalistes, en marge de l'inauguration d'une exposition sur le centenaire de l'usine PSA à Sochaux.

Il n'a pas voulu non plus commenter les déclarations du président de la République, François Hollande, qui a estimé dimanche que les partenaires sociaux "doivent trouver des compromis pour qu'il y ait moins d'emplois supprimés et plus de reconversions et l'Etat accompagnera ce mouvement de reconversions (…) On est lancé (dans) un processus avec les représentants du personnel qui montrent une grande maturité dans la discussion"

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici, aussi présent, n'a pas voulu en dire plus. "Je le connais un peu (le rapport ndlr) mais attendons demain".  Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, dévoilera mardi matin aux syndicats de PSA et à des élus locaux les conclusions du rapport commandé fin juin à Emmanuel Sartorius, ingénieur général des Mines, sur "la situation réelle du groupe".

 La direction, qui dit perdre 200 millions d'euros de liquidités par mois, a annoncé en juillet la fermeture en 2014 de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), mesure la plus spectaculaire d'un vaste plan de restructuration qui prévoit en tout 8.000 suppressions de postes. Cette annonce a provoqué un choc politique et social dans l'Hexagone où le dernière fermeture d'une usine automobile remonte à 1992 avec celle de Renault à  Boulogne-Billancourt.

Revenir le plus vite possible dans le CAC 40

Le président du directoire de PSA a également  émis l'espoir lundi que le constructeurautomobile fasse "le plus vite possible" son retour au sein du CAC 40, l'indice vedette de la Bourse de Paris dont il est sorti la semaine dernière.    "Ce n'est pas agréable de sortir du CAC, mais ce n'est pas une surprise malheureusement, car on était depuis un certain temps en dessous de la barre… l’ambition, c'est d'y revenir le plus vite possible", affirmant que sa sortie ne changeait rien aux plans du groupe, confronté àl'effondrement du marché automobile européen dont il est très dépendant.

PSA faisait partie de l'indice vedette de la Bourse de Paris depuis la création de ce dernier, fin 1987. Mais le groupe a perdu près de 43% de sa valeur depuis le 1er janvier et a vu sa capitalisation boursière fondre à un peu plus de 2 milliards d'euros jeudi, le reléguant aux alentours du 80e rang du classement des capitalisations de la place parisienne.

Le premier constructeur automobile français s'est aussi adossé fin février au géant américain General Motors, qui a pris 7% de son capital. Ce rapprochement doit se traduire en autres par la production de modèles sur des plateformes communes, des groupes de travail planchant actuellement dessus "Ils rendront leurs conclusions fin octobre", a précisé M. Varin.

 

(avec AFP) 

Damien

Votre météo avec

Evénements de sochaux