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Saône-et-Loire: 30 ans requis pour la mort d'Anne-Sophie Girollet

image d'illustration ©Alexane Alfaro - cliquez sur l'image pour agrandir

Une peine minimale de trente ans a été requise ce mercredi 28 septembre 2016 devant les assises de Saône-et-Loire contre Jacky Martin pour la séquestration et la mort de l'étudiante Anne-Sophie Girollet en 2005, des faits que l'accusé nie en bloc. "Je vous demande de ne pas aller en dessous de trente ans de réclusion criminelle assortie d'une peine de sûreté de vingt ans", a lancé l'avocate générale Karine Malara, à l'adresse des jurés de la cour d'assises de Chalon-sur-Saône, qui juge depuis le 13 septembre Jacky Martin.

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Cet homme "est un prédateur" selon l'avocate générale, qui a fustigé "son attitude de déni" tout au long du procès. Étudiante en troisième année de médecine à Lyon, Anne-Sophie Girollet, 20 ans, avait disparu le 19 mars 2005 après un gala de danse à Mâcon. Le corps de la jeune fille, morte par suffocation, avait été retrouvé le 2 avril, flottant dans la Saône. Sa voiture avait également été retrouvée dans la rivière, non loin de là.

Jacky Martin, le principal suspect

Jacky Martin avait été interpellé sept ans après les faits après de nouvelles expertises sur les traces génétiques retrouvées dans la voiture de la jeune fille, l'homme étant inscrit au FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques) pour divers vols, recels de voiture et violences. Tout au long de l'instruction, puis des débats devant la cour, l'accusé, 54 ans, a clamé son innocence. "Moi, je n'ai pas de sang sur les mains", avait-il insisté avec aplomb dès le premier jour de son procès. Karine Malara a estimé que les explications de l'accusé sur la présence de son ADN "ne tenaient pas debout". "Comment expliquer la présence de son ADN dans la voiture, mais aussi sur les vêtements d'Anne-Sophie?", a-t-elle fait valoir. Réclamant l'acquittement de son client, l'un des avocats de Jacky Martin, Me Damien Varlet, a pour sa part agité le spectre de "l'erreur judiciaire" dans ce dossier, relevant selon lui d'une "construction qui ne repose que sur l'ADN". Son confrère Philippe Scrève a également plaidé les "limites" des indices génétiques, s'interrogeant sur les "conditions" dans lesquelles ont pu être déposées dans le véhicule de la victime les empreintes génétiques de Jacky Martin, jusqu'ici surtout connu pour des vols de voiture.

Me Scrève a aussi pointé du doigt l'absence de mobile de Jacky Martin qui n'avait "aucune raison d'être à Mâcon ce soir-là". La veille, dans sa plaidoirie, l'avocate des parties civiles, Me Béatrice Saggio, avait rappelé que le "voeu unique" des parents de la victime "était de savoir ce qui était arrivé à leur enfant". Le verdict est attendu en fin de journée.

(AFP)

Lou

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