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Sochaux face à ses limites

Brandao et les Stéphanois étaient trop forts pour Sochaux. © Photo fcsochaux.fr - cliquez sur l'image pour agrandir
Football (Ligue 1)

Très logiquement battus ce samedi soir à Bonal (1-2) par une équipe de Saint-Etienne meilleure dans tous les domaines, les Sochaliens sont retombés dans leurs travers… et dans les sables mouvants du classement.

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Il est 22h, samedi soir dans la froideur de Bonal. Le match vient de s’achever depuis dix minutes, mais le bruyant kop stéphanois finit le travail en multipliant les chants à la gloire de ses couleurs. Dans les tribunes comme sur le terrain, il n’y aura pas eu photo. Les plus forts, c’étaient bien les « Verts ». Sur le fond, il n’y a rien d’offensant. Saint-Etienne n’a après tout pas un profil européen pour rien.

Mais la forme a de nouveau inquiété. Parce que pendant 70 minutes, Sochaux a traversé le match comme un désert : sans rien voir et comprendre. Une transparence qui portait la trace d’un lourd déficit physique. Bouffés dans l’engagement ( !), martyrisés dans un entrejeu où Saint-Etienne, avec son 4-1-4-1, évoluait en supériorité numérique, les Doubistes n’ont, la plupart du temps, même pas pu faire illusion. En face, le pressing était bien trop harassant. Devant, les flèches que sont Aubameyang ou Mollo étaient bien trop menaçantes pour ne pas comprendre qu’une ouverture du score visiteuse placerait Sochaux sur son propre chemin de croix.

Butin, un temps sauveur

Alors forcément, quand on vit Aubameyang, décrocher une magnifique lucarne d’un Pouplin par la suite héroïque (0-1, 23e), les contours d’une longue gestion stéphanoise prenaient forme. Ils se confirmaient sur le terrain, pendant la demi-heure qui suivait, à cheval sur les deux mi-temps. Période pendant laquelle le FCSM avait toujours été bigrement incapable de porter le danger sur les buts d’un Ruffier, bientôt doublement glacé. Car quand Butin, fraîchement entré en jeu, parvenait, sur une belle ouverture, à éviter la sortie du portier stéphanois et à redresser son ballon avec classe, l’égalisation sochalienne faisait écarquiller les yeux de tout Bonal (1-1, 73e).

Pour improbable qu’il soit, ce retour redonnait vie à un match devenu fou. Le même Butin, d’une tête décroisée puis surtout sur un ballon en retrait qu’il ne put reprendre, frôlant carrément l’habit du héros, après avoir endossé celui du sauveur… ponctuel. Ponctuel, car il fut, dans la foulée, sur la trajectoire de la magistrale volée de Lemoine, qui laissait Pouplin pantois (1-2, 77e). Justice sportive était rendue, d’autant qu’Aubameyang ratait deux offrandes en fin de match (un penalty et un face à face !). Sochaux ne pouvait même pas avoir de regrets. Il voit en revanche de vrais doutes revenir, une semaine avant un déplacement crucial à Troyes.

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