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Soupçons de corruption sur un fonds public malaisien: la Malaisie promet de coopérer avec la Suisse

Le procureur général malaisien a promis samedi ce samedi 30 janvier 2016 de coopérer avec la Suisse pour l'enquête sur le scandale financier de la société publique 1Malaysia Development Berhad (1MDB), dans lequel est impliqué le Premier ministre malaisien Najib Razak.

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Le montant des détournements "commis au détriment de société détenues par l'Etat malaisien" sur lesquels porte l'enquête est d'environ 4 milliards de dollars (3,6 milliards d'euros), selon le procureur général suisse, qui a demandé vendredi l'entraide judiciaire des autorités malaisiennes. "Mon bureau compte réaliser toutes les démarches possibles pour donner suite à la demande de nos homologues suisses et collaborer", a déclaré dans un communiqué Mohamed Apandi Ali, cité par les médias malaisiens.

La justice suisse a ouvert le 14 août 2015 une procédure pénale contre deux anciens organes du fonds souverain malaisien 1MDB, notamment "pour soupçons de corruption de fonctionnaires étrangers, gestion déloyale des intérêts publics, blanchiment d'argent".

En Malaisie, cette affaire a mis le Premier ministre Najib Razak, âgé de 62 ans et au pouvoir depuis 2009, dans une situation très inconfortable. Les appels à sa démission se sont multipliés fin 2015 depuis une révélation en juillet troublante pour le chef du gouvernement: le versement de près de 700 millions de dollars (635 millions d'euros) sur ses comptes personnels, dans le cadre du scandale financier de 1MDB créée à son arrivée au pouvoir en 2009 pour moderniser le pays. Cette société est aujourd'hui endettée à hauteur de 10 milliards d'euros.

Le procureur général malaisien avait affirmé mardi que l'argent versé au Premier ministre était un "don personnel de la famille royale saoudienne", écartant tout soupçon de corruption. "Je suis satisfait de voir qu'il n'y a aucune preuve montrant que le don était une forme de gratification accordée de manière corrompue, ou toute chose liée à sa qualité de Premier ministre", avait ajouté le procureur général, déclenchant les réactions ironiques. Quelques semaines après la révélation de ce versement, l'ancien vice-Premier ministre Muhyiddin Yassin, qui avait réclamé de la transparence sur cette affaire, avait été limogé par Najib Razak. Et le procureur général de l'époque, Abdul Gani Patail, alors engagé dans l'enquête sur des faits de corruption présumés, avait été démis de des fonctions et remplacé par Mohamed Apandi Ali, qui a des liens avec le parti au pouvoir du Premier ministre.

(Source : AFP)

Damien

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