Débat rugueux entre Gilets jaunes et parlementaires LREM à Dijon

Publié le 11/01/2019 - 14:35
Mis à jour le 11/01/2019 - 14:35

Une centaine de "gilets jaunes" ont participé vendredi à Dijon à un débat, qu'ils avaient demandé la veille, avec trois députés et un sénateur LREM, interpellés parfois vivement sur le pouvoir d'achat ou la réforme des institutions, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Le chef de file des sénateurs LREM François Patriat et les députés Didier Martin, Fadila Khattabi et Didier Paris, tous élus de Côte-d’Or, se sont présentés en milieu de matinée dans une salle mise à disposition par la mairie de Dijon. « Quelle solution vous proposez pour la sortie de cette crise? », lance quelqu’un dans l’assistance. « On en sortira que si on est capable de faire un geste l’un envers l’autre, de s’écouter », répond Didier Paris, tandis que la
salle s’exclame : « Fais-le! »

Assis côte à côte, les parlementaires ont répondu pendant plus de deux heures aux questions et aux interpellations de « gilets jaunes », au cours d’échanges souvent rugueux. François Patriat a mis en avant l’hypothèse, déjà évoquée par des élus de la majorité, d’un référendum à questions multiples sur le vote blanc, la proportionnelle, la réduction du nombre de parlementaires et le cumul des mandats.

« Il faudrait plus de réunions de ce type, une fois par mois »

« Ils sont venus, ont essayé de nous écouter, c’est un premier pas », estime Séverine Lemonnier, « gilet jaune » à Auxonne, à une trentaine de kilomètres de Dijon. « Il y avait trop de questions, ça partait dans tous les sens », reconnaît-elle. « Mais leurs réponses, ça reste du vent. » « Il faudrait plus de réunions de ce type, une fois par mois, retransmises en direct mais avec seulement une vingtaine de +gilets jaunes+ à chaque fois », propose l’un d’eux, Cyril Vasseur, regrettant de ne pas avoir eu davantage de temps de parole.

Un groupe de « gilets jaunes » s’était présenté jeudi à la permanence dijonnaise du député Didier Martin, exigeant de le rencontrer. Ce dernier étant à Paris, un rendez-vous avait été fixé pour vendredi avec d’autres parlementaires. « Aujourd’hui, les choses se sont bien passées, dans le dialogue, même si c’était un petit peu chaud », a commenté M. Martin. « Il est possible de s’entendre. Les casseurs ne sont pas là, la violence n’est pas là, il est possible d’avancer. »

(Source : AFP)

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