Bac annulé pour suspicion de tricherie : le tribunal administratif suspend l’annulation

Publié le 11/10/2012 - 17:56
Mis à jour le 16/04/2019 - 17:20

Les deux lycéens, dont le baccalauréat professionnel avait été annulé en septembre dernier par le rectorat de Besançon qui les soupçonnait de tricherie pendant une épreuve, ont obtenu ce jeudi 11 octobre la suspension en référé de cette décision par le tribunal administratif de Besançon, "jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond".

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Le tribunal administratif de Besançon, saisi en référé, a estimé que l’annulation du diplôme « porte une atteinte grave et immédiate » à la situation des deux jeunes hommes, les privant de « la possibilité de poursuivre des études universitaires« .

Selon la juridiction, il existe également « un doute sérieux quant à la légalité de la décision » d’annulation prise par le rectorat. Elle a donc suspendu cette mesure « jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond« .

Le rectorat soupçonne les deux lycéens, qui étudiaient dans la même classe d’un lycée de Besançon, d’avoir triché pendant une épreuve de rattrapage du bac professionnel portant sur la « mécanique du presse-agrumes« , épreuve où ils ont obtenu 20/20.

Les représentants du rectorat n’ont toutefois pas précisé à l’audience par quel moyen le duo aurait fraudé. « La commission de discipline a essayé de savoir comment des candidats médiocres ont pu récupérer en quelques jours un niveau d’excellence« , ont-ils indiqué. « Il semblerait qu’ils aient eu connaissance du sujet avant l’épreuve« , ont-ils ajouté faisant état d’un « faisceau d’indices« .

Pour les avocats des garçons, Me Randall Schwerdorffer et Me Catherine Suissa, « il n’y a aucune preuve de tricherie » et « la fraude est simplement présumée et non établie« .

« Nous avons un dossier très particulier, car totalement vide : pas de sortie aux toilettes, pas de colletons (« anti-sèche », ndlr), pas de gens qui se parlent« , a constaté Me Suissa. « La volonté de la commission était d’obtenir des aveux, car il n’y a absolument aucun élément » prouvant la triche, selon elle.

Selon Me Schwerdorffer, les deux amis « ont révisé et bachoté le presse-agrume et ils sont tombés dessus« . « Si la logique est de dire qu’un mauvais élève doit rester un mauvais élève, c’est dramatique« .

L’avocat a en outre dénoncé des « incohérences » dans le discours du rectorat, qui à l’origine de l’affaire reprochait aux deux lycéens « de ne pas avoir répondu correctement à des questions en marge du sujet« , avant de les soupçonner d' »avoir eu connaissance du sujet« .

(source : AFP)

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