Damien Boiteux : pour sa mère, il a "fait son travail"

Publié le 15/01/2013 - 19:00
Mis à jour le 16/01/2013 - 09:21

Pour Marie-Claire Boiteux, la mère du lieutenant français originaire du Russey, mort au Mali le 11 janvier dernier, son fils a "fait son travail en risquant sa vie pour la paix au Mali et aussi en France, car si on n'arrête pas Al Qaïda, l'organisation menacera un jour la France".

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Né le 24 novembre 1971, le lieutenant Damien Boiteux aura servi la France durant 22 ans ©armée de terre

témoignage

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Cette disparition est « tragique » et « très dure« , a affirmé Mme Boiteux. « Mon fils a fait son travail, en risquant sa vie pour la paix au Mali et aussi en France, car si on n’arrête pas Al Qaïda, l’organisation menacera un jour la France« , a-t-elle ajouté.

Apprendre la mort de son fils, pilote au 4ème Régiment d’Hélicoptères Forces Spéciales (RHFS) basé à Pau, était une inquiétude avec laquelle elle vivait « depuis 25 ans« , a-t-elle précisé. En même temps, « il y a des risques dans tous les métiers, on peut aussi mourir en traversant la rue. On essaie de ne pas penser au danger, sinon on ne vit plus« , confie cette mère de deux militaires. « On avait toujours peur pour Pierre-Alexandre, notre premier fils qui était en Afghanistan. Mais finalement, c’est Damien qui est mort, alors qu’on pensait qu’il y avait moins de risques dans une gazelle« , l’hélicoptère qu’il pilotait, a souligné Mme Boiteux.

Elle a appris la nouvelle de la disparition de Damien par son frère Pierre-Alexandre. Damien Boiteux, qui servait depuis 22 ans dans l’armée de terre, a été mortellement blessé aux commandes de son hélicoptère, lors de la première phase de l’opération « Serval » consistant, en appui des forces armées maliennes, à arrêter l’avancée des groupes jihadistes vers le sud du Mali.

« Il aimait son métier, il aimait piloter. Dès l’âge de 7 ans, il voulait être pilote d’hélicoptère« , se souvient sa mère. Les parents du défunt « savaient qu’il était en Afrique, mais pas qu’il était au Mali. Ce genre d’information est secrète« .

Ce spécialiste des interventions en milieu désertique était père d’un enfant. « Il était gai, joyeux, souriant, il faisait rire tout le monde, y compris ses nièces pour lesquelles il était un tonton parfait« , a-t-elle ajouté.

Les parents du pilote étaient attendus ce mardi 15 janvier 2013 à Paris, où le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a présidé aux Invalides une cérémonie d’hommage national au lieutenant Damien Boiteux.

Les obsèques sont prévues samedi 19 janvier 2013 en l’église du Russey.

(source : AFP)

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